samedi 29 août 2026

Sortie Mycologique du 29 août 2026 aux Seiglières


Une nuit tropicale à 34° entre le 26 et le 27 aout, des orages très très limités le vendredi qui ont permis une baisse conséquente des températures, qu'allions-nous découvrir ?

Le mieux est de conter cette très longue ballade de 8,5Km avec "peu de dénivelé" mais tout de même, près de 400 mètres, notre point culminant se situant à 1480 mètres. 

Il est vrai que l'actualité centrée sur la catastrophe survenue dans l’Himalaya entre le Népal et la Chine peut faire perdre les notions d'altitudes !

Nos douze sociétaires ont trouvé comme premier présage, le salut d'une grenouille au travers du chemin conduisant à la source du Rat.

L'humidité en lien avec cette source attire les sangliers qui n'hésitent pas à renverser la terre et au milieu de ce carnage, voici 3 coprins noir d'encre (Coprinopsis atramentaria), second signe avant d'attendre le lacet des Clots à 1280 Mètres.

Le passage dans ce secteur a pour but d'entreprendre le circuit N°8 dit du Tour des 5 cabanes, nous conduisant jusqu'à l'énigmatique Cabane des Clots !

Dans le ciel, deux avions se sont croisés faisant naitre une éphémère croix de Belledonne. Est-ce cette inattendue surprise qui a fait jaillir une histoire rocambolesque, bien racontée par Jean-Marc ? Disons-le la Cabane des Clots n'a aucun lien avec le Duc de Lesdiguières qui certes, avait une maitresse : Marie Vignon, qu'il a installé après le décès de son épouse dans le Château de Sassenage entre 1608 et 1617 et qu'il épousa également. 

Un brin d'histoire, tiré de ce site :

Ces cabanes isolées nous rappellent la vie dure et froide des « travailleurs des bois » au XIXe siècle, lorsque le charbon devenait le moteur d’une économie en expansion et que le bois était encore un matériau de construction privilégié. 

Dans sa forêt, au dessus du marais des Seiglières, le Comte Louis de Saint-Ferriol propriétaire du Château de Saint Martin d'Uriage fit construire le cabanon « des Clots » probablement vers 1875.
Selon les saisons, il était destiné aux bergers montant en alpage, aux bûcherons, aux charbonniers… 
Ce que nous avons remarqué à proximité de ce cabanon, ce sont les Talouettes et la fontaine sans eau en bois.
Après, les coprins, les russules, Martine sera la première à découvrir 2 bolets à pied rouge (Neoboletus erythropus), quelques enjambées plus loin, ce fût au tour de Laurent de trouver également deux spécimens de ce champignon.
Le bolet à pied rouge fait peur, son chapeau fait penser à un velours chocolaté, ses tubes sont rouge, il bleuit lorsqu'il est est tranché. Pourtant, il est appelé "récompense du mycologue" ! 
En effet, neoboletus erythropus est un bon comestible à consommer bien cuit, lorsqu'il a bien viré au jaune. Quelques recettes sont présentes sur ce site !
Parmi le groupe présent, nous aurons des émules de ce champignon.
Après la longue descente de 212 mètres pour passer d'une altitude de 1480 à 1268, nous avons atteint la baraque A. Bonnet pour le pique-nique. L'occasion entre-temps de se remémorer à Casserousse, les JO de 1968. 
Jean-Marc disant Michel prend la photo : non pas celle d'un chamois, mais cette
 descente de Jean-Claude Killy !
Encore des erythropus dans la route nous menant vers nos stationnements et des coulemelles récoltées par Joël. 
Alessandro, dans son panier disposera d'une dizaine de spécimens différents de champignons à étudier avec la Société mycologique Dauphiné-Savoie croisée en fin de parcours vers le Marais.
A compter du 1er septembre, une nouvelle saison 2026-2027 commence, les adhérentes et adhérents actuels seront sollicités pour un renouvellement de leurs adhésions, avant de pouvoir nous ouvrir à de nouveaux accueils.
La mission première du forum des associations du 5 septembre est de recueillir de nouvelles adhésions, du côté de la Société mycologique de Sassenage, nous ne pourrions honorer toutes les nouvelles demandes, d'où notre absence.
Avec toutes les photos de cette sortie s'achève le dossier ÉTÉ2026   
 

lundi 10 août 2026

Sortie du 8 août 2026, destination Val Pelouse


Le samedi 15 août étant un jour férié, il n'y a pas de sortie ! Du coup, ce samedi 8 août, compte tenu de cette 5ème vague de chaleur, il était primordial de faire le bon choix.

Après hésitation entre la cueillette de vulnéraire et les myrtilles, nous avons fait le choix de ces dernières, en fixant à nouveau le départ à 7 heures. 

A Arvillard, un panneau annonçait route barrée, mais il était resté de la veille. Il aura tout de même fallu plus d'une heure trente pour parvenir à Val Pelouse. 

Nous avons contourné la Grande Montagne pour parvenir à notre destination, Jasseplagne.

Un taureau noir, regard menaçant semblait vouloir en découdre avec un toréador normand. Jean-Marc a vite ôté son bonnet rouge - on ne sait jamais. En passant à proximité, la bête imposante est devenue docile.

Les 10 sociétaires présents ont été ravis de trouver des arbrisseaux chargés de baies bleues.

Comme le montre la photo de groupe, la cueillette fut très sympathique.

Pour le pique-nique, le coin d'ombre vers la cabane sur la crête de la Perrière, nous a permis, tant le ciel était limpide, que le Mont-Blanc nous paraissait être au plus près. 

Pour la descente, nous avons accompli la boucle par la pente de Valledonne, avant de retrouver la fournaise du bassin grenoblois, alors que tout la-haut, il ne faisait que 22°.

Rédaction de ce billet par Jean-Marc et Michel B. Les photos en commun avec Georgia complètent le dossier ÉTÉ2026  

dimanche 2 août 2026

Sortie Mycologique du 1er Aout 2026, au Pré d'Ornon

Les chaleurs étouffantes qui perdurent accompagnées de sécheresse grave, nous imposent des sorties moins difficiles. 
C’est pour cette raison que Jean Marc a avancé le départ d’une heure. Ce 1er aout, nous sommes 9 personnes sur le lieu de rendez-vous: Jean Marc, Éric, Mathilde, Georgia, Monique et Jean Pierre, Bernadette, Johann et Jean Luc. 
Pour atteindre le parking du Poursollet il nous faudra presque 1H 30. 
Nous nous garons dans l’épingle sans aller sur le grand parking-Altitude 1675 M. 
Nous décidons de contourner le lac par le côté droit, mais notre progression sera interrompue par un couloir d’avalanche infranchissable à cause de l’enchevêtrement des arbres. 
Nous redescendons et longeons l’eau du lac au plus près. 
Nous trouvons une ou deux russules. 
Au bord de l’eau des centaines de minuscules grenouilles sautent dans l’herbe devant nos pas. 
Quelques magnifiques libellules volent à toute vitesse, chassant les innombrables moustiques. 
Avant de traverser le pré pour rejoindre la piste, Johan trouvera tapis dans la mousse deux spots de girolles.  
Et si…….et si……. Mais oublions nos espoirs de cueillettes fantasmés. Aujourd’hui, comme les trois dernières semaines, c’est une promenade de santé à la fraicheur de l’altitude..   
Le pré traversé, nous grimpons à travers bois pour atteindre le Pré d’Ornon à 1824 M. 
Malgré la sécheresse, la flore est présente comme cette anémone des Alpes en fruit sur la prairie de ce pré.
Nous partageons le pique nique sous un énorme sapin à l’ombre si recherchée et bienfaitrice. 
Dans la descente Jean Pierre trouvera 4 russules belettes. 
Bien sûr l’année mycologique est très décevante, au regard des conditions climatiques, mais ces sorties nous prouvent que les adhérents sont aussi curieux et amoureux de cette nature si belle, mais si fragile, et que notre société est aussi basée sur la convivialité.
Rédaction de ce billet par Jean-Luc, complété par Bernadette, ainsi que les photos en commun avec Bernadette et Georgia qui complètent le dossier ÉTÉ2026