samedi 19 septembre 2026

Sortie du 19 septembre 2026 secteur de Chamrousse


La semaine qui se termine a été fortement occupée par les derniers préparatifs de l'Assemblée Générale qui s'est tenue, ce vendredi 18 septembre avec  au départ 48 présents ou représentés et 51 au final.

Du coup, il n'y a pas eu d'envoi de message pour annoncer la destination, le dénivelé et la somme à prévoir dans le cadre du covoiturage. Ce n'est qu'à la fin de cette Assemblée Générale, alors que de petites faims se manifestaient que l'annonce de la sortie fut faite.

Ce matin, 1 vaillante et 2 vaillants sociétaires ont pris la direction de Bachat-Bouloud, Jean-Marc, alité, n'a pas pu assurer la sortie.

Il restait bien de l'humidité dans les bois, pour autant le monde fongique semblait lui aussi être en pause.

De temps en temps, nous avons entrevu différentes russules à lames fourchues, à lames piquantes, émétiques, etc.

Celle qui désoriente le plus étant la belette (russula mustelina) dont la couleur noisette rappelle étrangement le cèpe de Bordeaux. 

Hydne imbriqué (Sarcodon imbricatus), vesse de loup, bolet à beau pied (Caloboletus calopus), amanites tue-mouches (amanita muscaria) étaient les variétés rencontrées. Ce n'est qu'à 10H10 qu'enfin Martine aura fait la plus belle découverte, un cèpe de Bordeaux (boletus edulis), planqué sur le haut d'une butte. Moins d'une demi-heure plus tard, Pierre découvrira 2 petits cèpes. Ce fut la totalité de la récolte du jour !

A 11H45, nos 3 compères se sont installés sur une halte pique-nique à proximité du pont de Salinière, c'est le seul ruisseau où nous avons vu un filet d'eau couler.

Cet endroit étant à proximité du Plateau de l'Arselle, nous avions 2 solutions, refaire le chemin en sens inverse ou bien poursuivre le GR après l'Astragale puis remonter sur un chemin conduisant aux maisons de Bachat Bouloud, avec un dénivelé équivalent à une trentaine d'étages. 

Cette boucle de 4Km avec au total 147 mètres de dénivelé cumulé nous a permis de revenir plus tôt sur Sassenage, avec plein d'images dont cette curiosité de four à pain dans la forêt.

Les photos prises ce jour, rejoignent celle de la veille dans le dossier: Septembre-Octobre2026 

samedi 12 septembre 2026

Sortie du 12 septembre 2026 sur le massif de Belledonne

 


Nous avions prévu cette sortie en direction de Prapoutel, mais en lisant la presse locale, un article a attiré notre attention: "Cyclisme VTT, plus de 200 descendeurs à Prapoutel, ce week-end"

Dans ces conditions impossible de maintenir notre recherche de champignons sur ce secteur, du coup, nous nous sommes rabattus sur le Col du Barioz au Crêt du Poulet.

L'équipe des 11 sociétaires était habitée d'une telle envie de trouvailles que le hasard a transformé en terrain de jeu avec les arrières, les milieux et les attaquants. Les milieux et attaquants passeront à proximité du chalet Pierre Roubet, ce fut un parcours d'orientation !

Denise, Joëlle et Michel emprunteront des circuits différents avec l'objectif de se retrouver toutes et tous ensemble, pour le pique-nique de 12H30 au chalet du Levant.

Le champignon maitre de la forêt était l'amanite tue-mouche (amanita muscaria), ce champignon est toxique et hallucinogène. Des milliers de spécimens, pour la plupart au stade jeunes, voire très jeunes se côtoyaient. Imaginez si nous avions trouvé 5 à 10% de cèpes, la quantité à redescendre ?

Au niveau des comestibles, quelques pieds de moutons, des girolles et des bolets. 

Avec l'automne, nous entrons dans la période des pousses des bolets. Un nouveau livre sur les bolets, validé par la communauté mycologique va bientôt paraitre, son auteur Thomas Rougny.

Le livre propose : 

  • une introduction avec de nombreuses photographies pour apprendre à observer et décrire les spécimens trouvés 
  • une clé de détermination visuelle originale pour appréhender les principaux groupes de bolets 
  • des clés de genre et de section pour aboutir à une détermination la plus rigoureuse possible
  • des fiches avec une description, un schéma en coupe résumant les principales caractéristiques de l'espèce, les confusions possibles, ainsi que souvent 5 à 7 photographies par espèce, légendées. 
  • deux clés de détermination des arbres

Lien pour le commander 

Avec cette première sortie mycologique de la nouvelle saison, un nouveau dossier contenant les photos est ouvert: Septembre-Octobre2026

jeudi 3 septembre 2026

Tarte forestière et prairiale

J'ai donné ce nom de recette pour associer le mariage réalisé entre champignons de la forêt et des prairies.

Composition de la pâte sablée aux épices:

  • 400 grammes de farine de blé
  • 200 grammes de beurre 
  • 10 grammes de sel 
  • 10 grammes de poivre noir moulu
  • 1 dose de safran
  • 5 grammes de noix de muscade 
  • 2 clous de girofle moulinés
  • 5 cl d'eau pour lier 

Réalisation de la pâte sablée:

Dans un saladier, mettre la farine,  le sel et les épices, mélanger, puis incorporer le beurre coupé en dès, malaxer le tout jusqu'à la consistance sableuse, puis incorporer l'eau jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse. Réserver au frais 1H avant d'étaler ce pâton et de le déposer dans un moule en terre cuite.

Composition de la garniture:

  • 120 grammes d'oignon à ciseler
  • 200 grammes de cèpes de Bordeaux 
  • 200 grammes de chanterelles en tubes
  • 300 grammes de tricholomes de la Saint Georges
  • 120 grammes de lard coupé en dès
  • 20 cl de crème fraiche épaisse 
  • 5 cl de lait
  • 5 cl d'huile d'olive
  • 2 œufs
  • sel, poivre, muscade 
  • 150 grammes de Comté à mouliner 
  • 1 demi botte de persil frais à ciseler  

Réalisation de la garniture: 

Dans un faitout, faire revenir l'oignon ciselé dans l'huile d'olive jusqu'à blondir, incorporer la totalité des champignons, le sel, poivre et muscade moulue et à feu moyen, tout en remuant pour assurer le mariage de la préparation naturellement.

Dans ce mélange chaude, incorporer tour à tour, la crème fraiche, le lait, le comté râpé et enfin les œufs (en gardant de quoi dorer). 

Dressage et cuisson :

Piquer la pâte avec une fourchette et déposer sur le fond la garniture, lisser puis disposer le persil ciselé dessus, enfourner durant 40 minutes dans un four à chaleur tournante à une température de 180°

samedi 29 août 2026

Sortie Mycologique du 29 août 2026 aux Seiglières


Une nuit tropicale à 34° entre le 26 et le 27 aout, des orages très très limités le vendredi qui ont permis une baisse conséquente des températures, qu'allions-nous découvrir ?

Le mieux est de conter cette très longue ballade de 8,5Km avec "peu de dénivelé" mais tout de même, près de 400 mètres, notre point culminant se situant à 1480 mètres. 

Il est vrai que l'actualité centrée sur la catastrophe survenue dans l’Himalaya entre le Népal et la Chine peut faire perdre les notions d'altitudes !

Nos douze sociétaires ont trouvé comme premier présage, le salut d'une grenouille au travers du chemin conduisant à la source du Rat.

L'humidité en lien avec cette source attire les sangliers qui n'hésitent pas à renverser la terre et au milieu de ce carnage, voici 3 coprins noir d'encre (Coprinopsis atramentaria), second signe avant d'attendre le lacet des Clots à 1280 Mètres.

Le passage dans ce secteur a pour but d'entreprendre le circuit N°8 dit du Tour des 5 cabanes, nous conduisant jusqu'à l'énigmatique Cabane des Clots !

Dans le ciel, deux avions se sont croisés faisant naitre une éphémère croix de Belledonne. Est-ce cette inattendue surprise qui a fait jaillir une histoire rocambolesque, bien racontée par Jean-Marc ? Disons-le la Cabane des Clots n'a aucun lien avec le Duc de Lesdiguières qui certes, avait une maitresse : Marie Vignon, qu'il a installé après le décès de son épouse dans le Château de Sassenage entre 1608 et 1617 et qu'il épousa également. 

Un brin d'histoire, tiré de ce site :

Ces cabanes isolées nous rappellent la vie dure et froide des « travailleurs des bois » au XIXe siècle, lorsque le charbon devenait le moteur d’une économie en expansion et que le bois était encore un matériau de construction privilégié. 

Dans sa forêt, au dessus du marais des Seiglières, le Comte Louis de Saint-Ferriol propriétaire du Château de Saint Martin d'Uriage fit construire le cabanon « des Clots » probablement vers 1875.
Selon les saisons, il était destiné aux bergers montant en alpage, aux bûcherons, aux charbonniers… 
Ce que nous avons remarqué à proximité de ce cabanon, ce sont les Talouettes et la fontaine sans eau en bois.
Après, les coprins, les russules, Martine sera la première à découvrir 2 bolets à pied rouge (Neoboletus erythropus), quelques enjambées plus loin, ce fût au tour de Laurent de trouver également deux spécimens de ce champignon.
Le bolet à pied rouge fait peur, son chapeau fait penser à un velours chocolaté, ses tubes sont rouge, il bleuit lorsqu'il est est tranché. Pourtant, il est appelé "récompense du mycologue" ! 
En effet, neoboletus erythropus est un bon comestible à consommer bien cuit, lorsqu'il a bien viré au jaune. Quelques recettes sont présentes sur ce site !
Parmi le groupe présent, nous aurons des émules de ce champignon.
Après la longue descente de 212 mètres pour passer d'une altitude de 1480 à 1268, nous avons atteint la baraque A. Bonnet pour le pique-nique. L'occasion entre-temps de se remémorer à Casserousse, les JO de 1968. 
Jean-Marc disant Michel prend la photo : non pas celle d'un chamois, mais cette
 descente de Jean-Claude Killy !
Encore des erythropus dans la route nous menant vers nos stationnements et des coulemelles récoltées par Joël. 
Alessandro, dans son panier disposera d'une dizaine de spécimens différents de champignons à étudier avec la Société mycologique Dauphiné-Savoie croisée en fin de parcours vers le Marais.
A compter du 1er septembre, une nouvelle saison 2026-2027 commence, les adhérentes et adhérents actuels seront sollicités pour un renouvellement de leurs adhésions, avant de pouvoir nous ouvrir à de nouveaux accueils.
La mission première du forum des associations du 5 septembre est de recueillir de nouvelles adhésions, du côté de la Société mycologique de Sassenage, nous ne pourrions honorer toutes les nouvelles demandes, d'où notre absence.
Avec toutes les photos de cette sortie s'achève le dossier ÉTÉ2026   
 

lundi 10 août 2026

Sortie du 8 août 2026, destination Val Pelouse


Le samedi 15 août étant un jour férié, il n'y a pas de sortie ! Du coup, ce samedi 8 août, compte tenu de cette 5ème vague de chaleur, il était primordial de faire le bon choix.

Après hésitation entre la cueillette de vulnéraire et les myrtilles, nous avons fait le choix de ces dernières, en fixant à nouveau le départ à 7 heures. 

A Arvillard, un panneau annonçait route barrée, mais il était resté de la veille. Il aura tout de même fallu plus d'une heure trente pour parvenir à Val Pelouse. 

Nous avons contourné la Grande Montagne pour parvenir à notre destination, Jasseplagne.

Un taureau noir, regard menaçant semblait vouloir en découdre avec un toréador normand. Jean-Marc a vite ôté son bonnet rouge - on ne sait jamais. En passant à proximité, la bête imposante est devenue docile.

Les 10 sociétaires présents ont été ravis de trouver des arbrisseaux chargés de baies bleues.

Comme le montre la photo de groupe, la cueillette fut très sympathique.

Pour le pique-nique, le coin d'ombre vers la cabane sur la crête de la Perrière, nous a permis, tant le ciel était limpide, que le Mont-Blanc nous paraissait être au plus près. 

Pour la descente, nous avons accompli la boucle par la pente de Valledonne, avant de retrouver la fournaise du bassin grenoblois, alors que tout la-haut, il ne faisait que 22°.

Rédaction de ce billet par Jean-Marc et Michel B. Les photos en commun avec Georgia complètent le dossier ÉTÉ2026  

dimanche 2 août 2026

Sortie Mycologique du 1er Aout 2026, au Pré d'Ornon

Les chaleurs étouffantes qui perdurent accompagnées de sécheresse grave, nous imposent des sorties moins difficiles. 
C’est pour cette raison que Jean Marc a avancé le départ d’une heure. Ce 1er aout, nous sommes 9 personnes sur le lieu de rendez-vous: Jean Marc, Éric, Mathilde, Georgia, Monique et Jean Pierre, Bernadette, Johann et Jean Luc. 
Pour atteindre le parking du Poursollet il nous faudra presque 1H 30. 
Nous nous garons dans l’épingle sans aller sur le grand parking-Altitude 1675 M. 
Nous décidons de contourner le lac par le côté droit, mais notre progression sera interrompue par un couloir d’avalanche infranchissable à cause de l’enchevêtrement des arbres. 
Nous redescendons et longeons l’eau du lac au plus près. 
Nous trouvons une ou deux russules. 
Au bord de l’eau des centaines de minuscules grenouilles sautent dans l’herbe devant nos pas. 
Quelques magnifiques libellules volent à toute vitesse, chassant les innombrables moustiques. 
Avant de traverser le pré pour rejoindre la piste, Johan trouvera tapis dans la mousse deux spots de girolles.  
Et si…….et si……. Mais oublions nos espoirs de cueillettes fantasmés. Aujourd’hui, comme les trois dernières semaines, c’est une promenade de santé à la fraicheur de l’altitude..   
Le pré traversé, nous grimpons à travers bois pour atteindre le Pré d’Ornon à 1824 M. 
Malgré la sécheresse, la flore est présente comme cette anémone des Alpes en fruit sur la prairie de ce pré.
Nous partageons le pique nique sous un énorme sapin à l’ombre si recherchée et bienfaitrice. 
Dans la descente Jean Pierre trouvera 4 russules belettes. 
Bien sûr l’année mycologique est très décevante, au regard des conditions climatiques, mais ces sorties nous prouvent que les adhérents sont aussi curieux et amoureux de cette nature si belle, mais si fragile, et que notre société est aussi basée sur la convivialité.
Rédaction de ce billet par Jean-Luc, complété par Bernadette, ainsi que les photos en commun avec Bernadette et Georgia qui complètent le dossier ÉTÉ2026   

dimanche 26 juillet 2026

Sortie du 25 juillet 2026 de la Mycologie sur Freydières


Nous sommes trois (
Jean Marc, Alessandro et Jean Luc) sur le parking pour partir ramasser des mûres, l’objectif de cette sortie. 
Nous partons de Freydières, lieu très fréquenté par les grenoblois. Un petit coin de paradis à 1000 m. 
Jean Marc nous explique qu’au début du 20ème siècle la bourgeoisie de Grenoble venait se montrer et qu’il y régnait une ambiance festive et conviviale. 
Nous faisons le tour du mont Morel, en croisant les chalets construits selon Jean Marc, 
en 1914.
Curiosité de cet instant, nous nous renseignons sur le prix de vente de l’un d’eux à l'aide du QR-code : étonnant, non, un peu plus de 500.000 euros ! 
Après une erreur d’aiguillage, nous grimpons en haut du mont Morel, qui ne présente pas un grand intérêt, pas de panorama. Si ce n’est que la forme très torturée des arbres. 
Une fois en haut, il faut redescendre; une esquisse de chemin, particulièrement embroussaillé s'offre à nous. 
Nous ramassons les premières mûres, délicieuses. Dans la pente sur notre droite c’est un immense enchevêtrement de ronces, couvertes de fruits murs, malheureusement impénétrables et inaccessibles à fort risque accidentel. 
Nous cueillons et dégustons ces baies des bords du chemin. 

Nous piqueniquons au bord de l'eau de l’étang de Freydières, avant la rentrée sur Sassenage en début d’après midi. 
Alessandro a trouvé une russule, l’honneur de la myco est sauf !
Rédaction de ce billet et photos par Jean-Luc, elles complètent le dossier ÉTÉ2026