samedi 23 mai 2026

Sortie mycologique du 23 mai 2026 au Col de Proncel


Ce week-end de Pentecôte coïncide avec le retour des fortes chaleurs ! La semaine dernière les sociétaires présents à Gresse-en-Vercors ont eu froid, très froid et voilà que ce jour, il fait chaud, très chaud.

Les 12 participantes et participants ont quitté Sassenage avec une température de 16° à 8H et en arrivant au Col de Proncel, à une altitude de 1100 mètres, sur la commune de Vassieux-en-Vercors, 80 minutes plus tard, le thermomètre affichait 10°.

Le ciel bleu roi était le signe que le soleil rayonnerait comme une chape, nécessitant de se désaltérer régulièrement.

Sur notre agenda, cette date était mentionnée en sortie botanique et il faut le dire, les fleurs étaient très présentes, dès le début de notre circuit, en même temps qu'une multitude de toiles d'araignées.

Les orchidées représentent des émerveillements de couleur et de formes. 

L'Orchis simia ou orchis singe tire son nom de sa lèvre lobée qui imite la forme générale du corps d'un singe, d’où le choix de mettre cette orchidée en Une de l'article !

Dans les vastes espaces, nous nous sommes mis en quête de découverte de mousserons de la Saint Georges ou de faux mousserons, tout en nous dirigeant vers le moulin de la Mûre. Jean-Marc a fini par trouver un tricholome isolé.

A la recherche d'un point d'eau, nous nous sommes dirigés vers la Fontaine de la Mûre. 

L'approvisionnement en eau a été coupé et un voisin s'est proposé d'offrir de quoi remplir nos gourdes et plus, si affinités !

Historique de cet édifice
En 1953, la mairie de Vassieux sollicita le service des Ponts et Chaussées pour l’exécution de travaux d’adduction d’eau au hameau de la Mure qui se trouvait sans eau, les anciennes canalisations de 1863 n’étant plus fonctionnelles. La fontaine du hameau de la Mure dépourvue d’ornement, se situe à proximité d’habitats afin d’alimenter le hameau. Elle devait vraisemblablement servir d’abreuvoir étant donné son plan longitudinal. 

Après cette halte, nous nous sommes dirigés vers les Moulins du hameau de la Mûre. Ils ont été construits entre la fin du XVII et le début du XVIIIème siècle et auront servis durant une centaine d'années, avant la transformation en bergerie. La Tour principale fut utilisée en juillet 1944 comme nid à mitrailleuse. 

Le site de la commune mentionne le massacre de Vassieux-en-Vercors : 

"Le 21 juillet 1944, l’armée allemande, accompagnée de troupes de la milice française, lança une offensive d’envergure contre les maquisards. Ce jour-là, la plupart des villages du Vercors, dont Vassieux, furent attaqués. 

Les habitants et les résistants se battirent courageusement, mais la supériorité militaire des Allemands et la trahison de certains habitants firent basculer la situation.

Les Allemands exécutèrent plusieurs dizaines de résistants et de civils, tout en incendiant de nombreuses maisons et en détruisant des infrastructures. 

Le village de Vassieux, qui comptait environ 400 habitants avant l’attaque, fut pratiquement rasé. Les habitants survivants furent massacrés ou déportés. Environ 300 résistants furent tués pendant cette offensive. Les Allemands ont même procédé à la destruction de la ville elle-même, la réduisant en cendres. Le massacre du 21 juillet a marqué un point culminant dans la violence de la répression nazie contre la résistance dans le Vercors."

Depuis de nombreuses années, la commune de Vassieux porte, en partenariat avec l’association Vespa, un ambitieux projet de restauration des Moulins de la Mûre, lien pour effectuer un don 

Prochaine étape de notre circuit, le scialet couvert, cette double arche naturelle à proximité de La Mure, dans le Parc naturel régional du Vercors, en Drôme. La plus grande des deux ouvertures mesure 6 mètres de large.

En nous rendant vers ce coin de fraicheur, nous poursuivrons la quête de tricholomes de la Saint Georges et de marasmes des oréades. et voilà qu'ici ou là et parfois simultanément, quelques spécimens de ces 2 champignons viendront tapisser des fonds de panier.

A midi, nous nous sommes dirigés vers l'un des scialets (Gouffre karstique des massifs pré-alpins de Savoie, Drôme et d’Isère).

En recherchant les scialets en lien avec la commune de Vassieux-en-Vercors, sont répertoriés, celui de Michellier, vaste couloir spéléologique, de la Grotte des Baumettes, Neufs, Cèpe, Serre du Duc, Sous la route, des Drayes.  

Sur notre plan à la Mûre, il y a le scialet Couvert, c'est à cet endroit que nous nous sommes rassemblés pour pique-niquer. 

Nos bruits ont sans doute perturbé quelque peu les chauve-souris. Mais ce fût très agréable de disposer d'une climatisation naturelle !

Lors du retour vers les voitures, c'est sans doute l'intensité de la chaleur qui aura provoqué un petit malaise à Lana, d'où l'importance primordiale de disposer d'eau pour se désaltérer. Franchir des combes aura représenté 182 mètres de dénivelé positif et le circuit accompli, 7,2km en moyenne.

Les photos de cette sorties complètent le dossier Printemps 2026. 

dimanche 17 mai 2026

Sortie de la société mycologique du 16 mai 2026 à Gresse-en-Vercors


Le retour de la saison hivernale à la mi-mai, avec une température de deux petits degrés fut le temps fort d'une partie de cette journée !

Les fameux Saints de glace sont pourtant derrière-nous, mais le temps encore maussade n'a pas dissuadé les 7 sociétaires présents à cette sortie et parmi eux, deux nouveaux sassenageois.

Que faire lorsqu'à l'arrivée sur la commune de Gresse-en-Vercors, la neige à gros flocons s'abattait sur nous ? Le groupe s'est armé de patience, le temps de se réchauffer au bar du village en buvant un café.

Dès la première accalmie, nous nous sommes dirigés vers les pâturages du Grand Deux à la recherche de mousserons de la Saint Georges (Calocybe gambosa).

Les ronds de sorcières étaient fortement présents et les cueillettes furent très généreuses, avec des sujets sains et non véreux.  

Face à ce temps changeant, il importait d'agir rapidement et pour Laurent et Mathilde, avec la complicité de cueilleurs extérieurs, il était primordial de bien faire connaitre ce champignon de printemps au pied trapu et à la robe blanche crème à l'odeur et au goût de farine. Le tricholome de la Saint-Georges se prépare simplement.
C'est un bon comestible lorsqu'il est jeune, il se consomme poêlé ou fricassé avec de l’ail et du persil; il se marie aussi très bien aux préparations à base d’œufs et remplace le champignon de Paris sur une pizza, par exemple !

Vers 11H, en passant par Cote Belle, nous avons récupéré les voitures afin de nous rendre sur la partie opposée de ce secteur pour la prospection florale qui était le but premier de cette échappée botanique.

Les primevères, fleur par excellence du printemps dominaient les parterres, mais il y avait également des gentianes acaules, des orchidées: Orchis mâle, Orchis brûlé, Orchis militaire, Orchis sureau chapeauté de neige, des Myosotis, Fleur d'aubépine, Orobranche du panicaut, Asphodèle, etc.... Différentes espèces photographiées par Bernadette et par Jean-Marc qui ont rejoint le dossier Printemps 2026.

Au lieu-dit le Pirit, il fallut grimper contre les éléments de la nature, avec déploiement d'une neige fine, mais très froide jusqu'à la Cabane Bertrand.

Que de plaisir et de convivialité dans ce petit refuge, Jacques, comme à l'accoutumé s'est chargé de cette animation !

L'après-midi fut plus sereine, des rayons de soleil sont venus enchanter la cabane et les paysages alentours, avec le Grand Veymont et le Mont Aiguille.

Notre petit groupe a fini sa dernière halte par une pause Green-chaud (chocolat et Chartreuse), le retour vers Sassenage s'effectuant par le Col de l'Allimas !

Le proverbe qui dit: "en avril, ne te découvre pas d'un fil, en mai fait ce qui te plait" a pris du plomb dans l'aile . 
Du coup, nous pourrions le modifier de la façon suivante: "en Mai, pour la laine, ne dis pas jamais; et en juin guette les sommets alpins"

 

samedi 9 mai 2026

Sortie du 9 mai 2026 de la mycologie à Méaudre


Il aura plu, bien plu durant la semaine écoulée et c'était visible dans la forêt des Feuilles sur la commune de Méaudre !

Les escargots de Bourgogne (Helix pomatia) gambadaient sur les tapis de feuilles, et la loche noire ou grande limace (Arion Ater) mollusque gastéropode de la famille des Arionidae, ne voulait pas être en reste dans cette course humidifère. 

Les 9 sociétaires, ce samedi calé entre la fête de la victoire sur le nazisme et l'ascension, n'auront pas eu le loisir de cueillettes abondantes. Seulement 5 hygrophores de mars ont été trouvés.

Même les non comestibles se sont faits rares, tout juste une petite touffe d'Hipholome  (Hypholoma fasciculare) !

Il y avait bien quelques fleurs; la sortie botanique étant prévue la semaine prochaine, nous ne nous attardons pas !

Décevant au point que 90 minutes plus tard, nous avons levé le camp, Jean-Marc proposant de pousser jusqu'aux Narces.

Le terme de Narces qualifie des zones boueuses ou des sols humides. Jusqu'à la fin des années 30, un paysan demandait à la commune ou aux Eaux et forêts pour "faner" au champ des Narces et à la Combe du Trou du Veau. 

Le foin était ramassé en "fenier" avant d'être descendu à l'automne. Il servait à alimenter, avec des liasses (fagots) des branches de frênes et de fayards (hêtre) le bétail pendant le long hiver.

A défaut de champignon, retenons ce beau message d'Ursuline : "Tu as prouvé ta valeur et ton courage et tu as su te faire accepter par la forêt. C'est ma nouvelle maison aujourd'hui ! Je suis tombée dans le four Martel par une nuit d'hiver, après m'être égarée à l'entrainement. 

J'y ai perdu ma médaille, mais j'ai été tirée des profondeurs de l'eau par un ours. Il m'a soignée, nourrie, j'ai appris sa langue et celle de la forêt. Nous sommes tombés amoureux et nous voilà mariés ! Dis à mes amis que je reste ici, à l'abri des médias, des interviews, de la célébrité, de la folie des villes. J'ai trouvé mon havre de paix et l'amour ! 

Reviens me voir de temps en temps ! Même si tu ne m'y trouves pas, je ne suis jamais loin, et la forêt te parlera si tu sais l'écouter."

Ce texte sympa, nous voulons le dédier à la future fille de Natacha et Zohair, qui sans doute, dans moins d'un mois viendra enchanter ses parents.

La maman qui commence son neuvième mois de grossesse a été très courageuse de se joindre à cette sortie. Tout le groupe, s'est donné à cœur joie pour des jeux de mots durant le pique-nique. 

Un vent s'est levé entrainant avec lui un nuage tourbillonnant de pollen jaune d'épicéas: lunettes, nourriture, voitures ont pris de nouvelles apparences. 

Pierre-Yves, s'est trouvé un nouvel ami canin qui a tenu à se montrer très utile, en refusant d'aller chercher un bâton, préférant, avec ses crocs en faire de la bouillie.

A 14H30, nous étions revenus à Sassenage, avec quelques pissenlits, afin de ne pas revenir totalement bredouilles.

Les images de Michel sont rajoutées au dossier : Printemps2026   

 

dimanche 3 mai 2026

Sortie mycologique du 2 mai 2026 à Saint Paul de Varces


7 adhérents de la mycologie se sont retrouvés sur le parking de l’école Vercors. Le printemps est en pleine effervescence. La destination est Saint Paul de Varces, au pied des falaises Vercoriennes. Olivier nous a retrouvés sur la place de l’église de Saint Paul.
Sous ces falaises les torrents qui dévalent doivent se révéler très dangereux lorsque les précipitations se déchaînent.
Dès le départ, nous avons constaté que le gros orage tombé mardi dernier a apporté de l’humidité, dont le mois d’avril a été très avare, mais pour le moment elle reste assez superficielle. 
Espérons que Mai sera pluvieux pour atteindre plus profondément le mycélium, nécessaire à la pousse des champignons.
La mission que s'était donnée le groupe des 8 sociétaires présents était, au lendemain de la journée dite de luttes des travailleuses et travailleurs, de cueillir quelques brins de muguet. 
A peine commençons nous le petit sentier raide - qu’un promeneur descend avec un très gros bouquet de muguet - si gros que les fleurs tombent parterre le long du chemin. 
Mickael ramassera sans avoir a les cueillir un bouquet dont le promeneur lui fera cadeau. Sympa…… 
Nous cheminons et cherchons. Mais l’opulence espérée n’est pas au rendez vous. D’autres ramasseurs sont déjà passés.   

Rappelons : la cueillette doit être raisonnée. Seul le ramassage des tiges en fleur est toléré mais en quantité limitée : "ce que la main peut contenir", soit 10 à 15 tiges par personne. 

Un ramassage trop volumineux peut faire l'objet d'une amende : le code forestier prévoit des sanctions pénales à l'encontre des auteurs de prélèvements abusifs.
Cette balade sera plutôt botanique: muguet, ail des ours en pleine floraison, bugle rampante, carrex , la mélitte à feuille de mélisse et une orchis pourpre de toute beauté, les asperges sauvages que certains pourront déguster. Nous décidons de redescendre, et traversons de grandes prairies alpines à la flore si riche. 
 
Jean Marc détecte un rond de sorcières et dit à Jean-Luc d’aller vérifier si les tricholomes de saint Georges seraient présents.
5 spécimens de Calocybe gambosa immortalisés sur la photo + 4 verreux, maigre, très maigre cueillette !
 
Genèse de Calocybe gambosa : 
Ce champignon était dénommé le trésor du cantonnier, car ces derniers coupaient les talus à la faux et découvraient leur petit trésor. Au XIVème siècle, ce champignon se nommait "mouceron", ce n'est que 2 siècles plus tard, ou le c a été remplacé par 2 s, il est devenu: mousseron! 

La date où il était le plus présent sur les plaines étant vers le 23 avril, il a pris comme second nom, le tricholome de la Saint Georges. 
Pour compléter le tableau, c'est un saprotrophe qui se nourrit de matière organique morte. Sur le plan médicinal, en Chine, il était utilisé pour soigner la rougeole. De plus, il aurait des propriétés hypoglycémiantes et serait capable de faire baisser le taux de sucre dans le sang. 
 
D’autres en profiteront pour faire des bouquets de fleurs sauvages, marguerite, sainfoin, cityse etc…….

La plante, le sceau de Salomon possède des clochettes élégantes et il est connu comme remède de grand-mère qui aide à renforcer le système immunitaire, à améliorer la digestion et réduire la fatigue. Autre qualité de ce sceau de Salomon, son utilisation pour le traitement des troubles: de la vessie, de la prostate et menstruels.

La partie pique-nique aura pour point d'orgue, la route montant au Peuil. Le groupe fera une grimpette, sans trouver plus de muguet !
Cette occasion permettra  de faire une observation botanique plutôt rare. Une station de Limodore à feuilles avortées de la famille des orchidées. En France, plus de 150 espèces d’orchidées sauvages sont recensées (*) 
 
(*) Dans la forêt, la plupart des arbres vivent en symbiose avec des champignons. Ceux-ci fournissent des sels minéraux qu'ils captent avec leurs longs filaments aux arbres en échange de sucre. 
Cette alliance est connue sous le nom de mycorhize. Le limodore parasite cette alliance en plantant ses longues racines dans le réseau de champignons, en général des russules. Il pompe alors tous les sucres que le champignon reçoit de l'arbre. Ce mode de vie a aussi été adopté par la néottie nid-d'oiseau, une autre orchidée dépourvue de chlorophylle.  

Cet article a été écrit à 2 plumes par Jean-Luc, présent et Michel sur l'unique base des photos reçues, merci à Georgia, Joëlle, Philippe et Jean-Luc. Les images sont rajoutées au dossier : Printemps2026  

dimanche 26 avril 2026

Balade de la Société mycologique à Chantepérier, ce 25 avril 2026


Certaines années, fin avril dans le Valbonnais, les morilles étaient très présentes notamment lorsque ce mois se combinait avec le dicton, de ne pas se découvrir d'un fil !

Très peu de sociétaires présents, ce 25 avril, au départ de Sassenage: Jean-Luc, Jean-Marc et Walter se seront bien baladés.

Les terrains sont archi-secs, les feuilles crissent et dans bien des endroits, elles n'osent pas  se détacher du sol.

Le bilan dans ce cas, se solde par zéro sporophore (littéralement "porte-spores") appelé aussi appareil sporophytique.

Celles et ceux qui ont suivi la rediffusion du documentaire: "le monde merveilleux des champignons" diffusé sur France 5, auront appris que ce que la plupart nomme champignon, n'est que l'appareil reproducteur des champignons dits supérieurs.

Le temps magnifique a permis de prendre un bon bol d'air frais, les participants ont apprécié, bien évidemment les higlands, cette race bovine venue d’Écosse; les paysages et pour le pique-nique, rien de tel, que le cadre du Plan d'eau de Valbonnais.

Au retour, le passage par la Mure, a permis d'acquérir des tourtes de la Matheysine.

Pour se réveiller, le mycélium a besoin de pluie et vu l'état des terrains, la quantité devra être conséquente pour que les sporophores ou carpophores jaillissent, pour à la fois, le plaisir des yeux, du toucher, de l'odorat et celui des papilles.

Les photos sont rajoutées au dossier : Printemps2026    

samedi 18 avril 2026

Velanne le 18 avril 2026: le parcours du combattant des gorges


A l'origine, l'annonce de cette sortie avait pour destination, Saint Geoire en Valdaine. En souvenir d'une sortie raquette, sans neige du 10 mars 2018, nous sommes revenus voir le chalet de Solène à Velanne, mais cette fois pour rechercher d'éventuelles morilles.  

Quelle aventure !

Si la fois précédente, nous étions 8, cette fois, le circuit imaginé pour les 15 sociétaires était rocambolesque: Sur les plans IGN, nous voulions emprunter le sentier en direction de Mont Charvet, mais voilà que le propriétaire de la parcelle de terrain, s'est totalement opposé à notre passage. Du coup, nous avons rebroussé chemin sur la route à la recherche d'une autre voie vers les Combes de Pierre Cherd et de Virifosse que nous n'atteindrons pas !

Après le Chalet de Solène, nous avons pas mal bitumé afin de découvrir les moindres recoins fleuris de Velanne, puis nous nous sommes enfoncés dans les profondeurs de différentes combes.

A pied, nous avons parcouru un dénivelé positif de 91 mètres et un dénivelé négatif de 297 mètres.


Les successions de précédentes tempêtes, au fil du temps ont bouché des sentes, le ruisseau de Bassarot, celui des communaux et d'autres ont bouleversé la géographie de ce paysage, le rendant austère !

Que ce soit, en rampant, à la queue leu leu, en enjambant, nous avons franchi les obstacles, les uns après les autres.

Pour la première fois, dans ce périple, la corde bleue détenue par Olivier a été précieuse pour franchir une nouvelle crête glissante, avant de retrouver une belle cascade et un sentier.

La promenade entre, bans de terre et ruisseaux a permis de nettoyer nos chaussures.

En terme de champignons, sur les 5,7 kilomètres parcourus, nous n'en avons croisé que trois sortes, plutées, polypores du bouleau (Fomitopsis betulina) et tramettes versicolor (Trametes versicolor). 

OUF, il est midi et nous somme parvenus à retrouver le D28C au Vieux Saint Jean à une altitude de 392 mètres. Rester sur le bitume serait suicidaire, d'autant que la distance restante à parcourir était de 2,3 km avec un dénivelé positif de 206 mètres.

De temps à autre, une voiture était de passage, les chauffeurs feront du stop jusqu'au parking face au cimetière, où nos véhicules sont stationnés.

Les gens sont sympas, nos quatre chauffeurs trouveront de quoi remonter la totalité du groupe.

A 12H30, nous étions à nouveau, tous réunis au Chalet de Solène qui a conservé son attrait d'il y a 8 ans, avec les têtes de biches, sanglier et petite nouveauté (belette, martre ou fouine). Les chasseurs sauront à partir de l'image nous dire avec exactitude, ce qu'il en est de l'espèce.

A l'intérieur ou à l'extérieur, chacune et chacun a choisi sa préférence pour le pique-nique.

Avant de repartir, Béryl s'est aperçue qu'elle avait perdu ses lunettes solaires de vue, sans doute au cours d'une chute. Du coup, Michel C et les occupants de sa voiture sont partis à la recherche de l'optique.

Les onze autres du groupe ont décidé d'aller faire un tour vers le château de Longpra, monument classé des XII et XVIIIème siècles: bâtisses qui peuvent se visiter en juillet et août les samedis et dimanches et pour la journée du patrimoine. Nous nous sommes contentés des parties visibles de l'extérieur, des séquoias géants, des poissons.

Pour poursuivre, l'aspect touristique de l'après-midi, nous avons fait une halte à Saint Geoire en Valdaine, la devanture de l'ancienne quincaillerie, sa mairie, son église, la stèle dédiée à André Bonnin, résistant déporté. Denise nous a offert le verre de l'amitié.

Merci à Denise, Jean-Luc, Joelle, Michel B pour les différentes photos réalisées. Elles sont rajoutées au dossier : Printemps2026