samedi 18 avril 2026

Velanne le 18 avril 2026: le parcours du combattant des gorges


A l'origine, l'annonce de cette sortie avait pour destination, Saint Geoire en Valdaine. En souvenir d'une sortie raquette, sans neige du 10 mars 2018, nous sommes revenus voir le chalet de Solène à Velanne, mais cette fois pour rechercher d'éventuelles morilles.  

Quelle aventure !

Si la fois précédente, nous étions 8, cette fois, le circuit imaginé pour les 15 sociétaires était rocambolesque: Sur les plans IGN, nous voulions emprunter le sentier en direction de Mont Charvet, mais voilà que le propriétaire de la parcelle de terrain, s'est totalement opposé à notre passage. Du coup, nous avons rebroussé chemin sur la route à la recherche d'une autre voie vers les Combes de Pierre Cherd et de Virifosse que nous n'atteindrons pas !

Après le Chalet de Solène, nous avons pas mal bitumé afin de découvrir les moindres recoins fleuris de Velanne, puis nous nous sommes enfoncés dans les profondeurs de différentes combes.

A pied, nous avons parcouru un dénivelé positif de 91 mètres et un dénivelé négatif de 297 mètres.


Les successions de précédentes tempêtes, au fil du temps ont bouché des sentes, le ruisseau de Bassarot, celui des communaux et d'autres ont bouleversé la géographie de ce paysage, le rendant austère !

Que ce soit, en rampant, à la queue leu leu, en enjambant, nous avons franchi les obstacles, les uns après les autres.

Pour la première fois, dans ce périple, la corde bleue détenue par Olivier a été précieuse pour franchir une nouvelle crête glissante, avant de retrouver une belle cascade et un sentier.

La promenade entre, bans de terre et ruisseaux a permis de nettoyer nos chaussures.

En terme de champignons, sur les 5,7 kilomètres parcourus, nous n'en avons croisé que trois sortes, plutées, polypores du bouleau (Fomitopsis betulina) et tramettes versicolor (Trametes versicolor). 

OUF, il est midi et nous somme parvenus à retrouver le D28C au Vieux Saint Jean à une altitude de 392 mètres. Rester sur le bitume serait suicidaire, d'autant que la distance restante à parcourir était de 2,3 km avec un dénivelé positif de 206 mètres.

De temps à autre, une voiture était de passage, les chauffeurs feront du stop jusqu'au parking face au cimetière, où nos véhicules sont stationnés.

Les gens sont sympas, nos quatre chauffeurs trouveront de quoi remonter la totalité du groupe.

A 12H30, nous étions à nouveau, tous réunis au Chalet de Solène qui a conservé son attrait d'il y a 8 ans, avec les têtes de biches, sanglier et petite nouveauté (belette, martre ou fouine). Les chasseurs sauront à partir de l'image nous dire avec exactitude, ce qu'il en est de l'espèce.

A l'intérieur ou à l'extérieur, chacune et chacun a choisi sa préférence pour le pique-nique.

Avant de repartir, Béryl s'est aperçue qu'elle avait perdu ses lunettes solaires de vue, sans doute au cours d'une chute. Du coup, Michel C et les occupants de sa voiture sont partis à la recherche de l'optique.

Les onze autres du groupe ont décidé d'aller faire un tour vers le château de Longpra, monument classé des XII et XVIIIème siècles: bâtisses qui peuvent se visiter en juillet et août les samedis et dimanches et pour la journée du patrimoine. Nous nous sommes contentés des parties visibles de l'extérieur, des séquoias géants, des poissons.

Pour poursuivre, l'aspect touristique de l'après-midi, nous avons fait une halte à Saint Geoire en Valdaine, la devanture de l'ancienne quincaillerie, sa mairie, son église, la stèle dédiée à André Bonnin, résistant déporté. Denise nous a offert le verre de l'amitié.

Merci à Denise, Jean-Luc, Joelle, Michel B pour les différentes photos réalisées. Elles sont rajoutées au dossier : Printemps2026   

dimanche 12 avril 2026

Sortie de la mycologie du 11 avril 2026 à Romage


La semaine qui s’achève ce samedi par la sortie mycologie, a été particulièrement chaude et des records de températures battus pour un mois d’avril. 
Jean Marc avait envisagé une sortie hygrophores dans le Vercors mais des quantités de neige très importantes ne permettaient pas de s’approcher et sur la Chartreuse les mêmes champignons se faisaient très rares. 
L’option choisie est une sortie morilles au dessus de Romage. 
Le mot magique « MORILLE » fit sortir certains spécialistes et nous sommes quatre voitures à partir de l’école du Vercors. 
À Romage, Olivier, Michel et Gisèle nous attendaient sur la toute petite place du hameau. 
Le groupe se scinda en deux.
Olivier guida Denise, Manon, Laurent, Yohan, Pierre Yves, Louis, Mickael, Allessandro. Ils partirent chercher le précieux champignon à l’opposé du groupe que Jean Marc coachait. 
Rendez vous donné à 13 heures à la cabane des chasseurs sous le fort des quatre seigneurs. Dès la sortie du hameau, des paysages magnifiques et très enneigés s’offrent à nous. 
Le printemps a fait exploser la végétation; de superbes merisiers, lilas et les frênes sont justes au bon stade comme nous le répète Jean Marc. 
L’espoir d’une cueillette est grand.
 
Au premier croisement avec la départementale 112, la traditionnelle photo de groupe avec la vallée grenobloise comme décor ornera le blog. 
La côte est dure, plus nous progressons, plus nous constatons la sécheresse, nous sommes sur des versants très bien exposés. 
Petit à petit, la promenade se transforme en sortie botanique. Ramassage d’ail des ours, de ciboulette sauvage, de fleurs de pissenlit pour faire la confiture. Mais point de morilles. 
J’en ai profité pour faire un enregistrement des chants d’oiseaux pour qui, la saison de reproduction bat son plein. Le coucou nous signifie qu’il est de retour de migration. Et le pic vert tambourine bruyamment. Après une longue pose devant un panorama sublime, nous reprenons le chemin. 
En arrivant sur la petite route très fréquentée des cyclistes grenoblois, un d’entre eux à 88 ans et il est encore en super forme !
Alesandro
 nous a rejoint, après avoir fait une mauvaise chute, son épaule le fait souffrir, et il a préféré arrêter de prospecter. Nous lui proposons notre aide, mais apparemment il n’y a rien de grave. Jean Marc lui demande de partager le pique nique. Nous le retrouverons vers 13 heures. La dernière montée vers la cabane est dure dans les mollets, nous sommes accueillis par Olivier déjà arrivé avec son groupe. Eux sur un versant plus au nord et plus humides ont fait une jolie collecte de morilles noires, coniques et blondes. 
Ils ont aperçu deux sangliers et deux chevreuils ainsi qu'un serpent. 
Tout le monde est content. Une grande table abritée permet à tout le monde de s’asseoir autour. 
Jean Luc fête son anniversaire et propose en apéritif un Pouilly Fumé de la vallée de Loire avec une liqueur de cassis des pères chartreux de Voiron. 
L’ambiance va monter d’un cran, le repas partagé est très gai. Un Haka jovial est filmé par Georgia !
Jean Marc diffusa la décision du bureau pour l’anniversaire des 20 ans de la Société Mycologique. 
De nouveaux tee shirts avec le logo sont mis en vente. Olivier donna les infos pour l’utilisation du site Hello Asso qui facilite la diffusion de nos activités auprès des adhérents. 
Une nouvelle page "20 ans Mycologie" vous permet de commander dès à présent ce T-Shrirt.
La fin du pique nique se fait en chanson à la demande de Jean Marc. Manon guide le retour en nous faisant prendre des raccourcis pour arriver un peu plus vite au centre du hameau vers 15 h 45. 
A la fin du repas, une promeneuse égarée et fatiguée nous demande quel chemin emprunter pour aller à Herbeys. Alessandro s'est proposé de la ramener en voiture. Laurence et son chien ont profité du co-voiturage !
 
Merci à Jean-Luc pour la rédaction de ce billet et ses photos, vidéos, ainsi que celles de Georgia, Joelle, Manon, Philippe et Yohann. Elles sont rajoutées au dossier : Printemps2026  

samedi 4 avril 2026

Sortie mycologique du 4 avril 2026 au Peuil de Claix


Après quelques jours de mauvais temps et des températures très fraiches, la journée s’annonce particulièrement clémente d’un point de vue météo. Au départ de Sassenage à 8h, le thermomètre pointe ses 10 ° ! 
Les 13 personnes s’apprêtent à partir vers le parking de la tourbière du Peuil. Sitôt parvenus, une photo de groupe avec en toile de fond les falaises à pic des plateaux du Vercors immortalise, cette belle balade. 
Rapidement le groupe s’éparpille dans les sous bois, un peu dans toutes les directions ! 
Soudain un énorme bruit nous surprend, et rappelle que la montagne peut être dangereuse, quand un éboulement de rochers réveille le silence. 

À deux reprises dans la matinée ce claquement sourd nous interpelle. 
Les hygrophores sont bien présents et toujours très difficiles à repérer sous les feuilles. 
Par endroit la neige récemment tombée à laissé de fines plaques éparses. 
Pour regrouper les chercheurs éparpillés, il aura fallu plusieurs coup de téléphone, et vers 11 h le regroupement s’opère. 
Quelques morilles seront ramassées à nos pieds à l’étonnement de tous. 
La troupe redescendit tranquillement vers les voitures tout en cherchant et en trouvant ces délicieux champignons. 
Tout le monde est satisfait d’une belle cueillette plus ou moins importante. Nous piqueniquons au dessus du parking dans une herbe rase et bien sèche avec un panorama sur les montagnes très enneigées et splendides, avec un soleil qui nous tient chaud. 
Merci à Jean-Luc pour la rédaction de ce billet et ses photos. Elles sont rajoutées au dossier : Printemps2026 

samedi 21 mars 2026

2026: la société mycologique de Sassenage, démarre ses sorties de printemps


Officiellement, le printemps a démarré ce vendredi 20 mars 2026, à 15h45 précises. En donnant rendez-vous à ses sociétaires à 7H45, cette sortie s'est bien faite, au cours de la première journée printanière.

Nous nous sommes retrouvés à 18, en direction de Miribel Les Échelles.

En mars, fleurissent, jonquilles, primevères, nivéoles, forsythias (mimosa de Paris). La nature nous parle, elle nous envoie des messages, encore faut-il en déterminer les subtilités. Regarder, autour de nous cette évolution printanière est un spectacle ravigotant et informateur.
Cette année les pluies nombreuses ont réveillé le monde végétal assez tôt en plaine et mi-hauteur, avec une neige abondante en montagne. 

En voiture, près de l’arrivée, l’enthousiasme monte encore d’un cran. La première sortie de l’année a de quoi motiver les esprits, la recherche de l’hygrophore de mars mérite une préparation à l’ambiance qui sera décisive sur le terrain.

Sur le parking au départ, déjà, Jean-Marc expliqua notre destination, et surtout ce que nous allons rechercher. Pour Laurent, les yeux s’écarquillèrent, les oreilles bien ouvertes, à l’écoute.

Pour les anciens, les abords de la route, l’évolution de la nature après l’hiver et la neige, en disait déjà long. L’éclosion des plantes et des fleurs étaient d’une grande complicité et indication. Les primevères de printemps, étaient bien là tapissant les prés et pouvant prédire une présence effective du marsilius (hygrophorus marzuoluzs).

Vite, je veux être sur place, je veux te redécouvrir, en pensant à ton goût doux, à ta chair ferme, apprendre à te connaître toi que l’on dit invisible.

Il a plu le 10 mars, oui, tu as besoin de pluie, le sol sèche vite. Mais voilà, entre les grosses pluies de février, le soleil est venu assécher le terrain.

Deux groupes ont été formés à l'arrivée vers le camping. 9 personnes ont suivi Jean Marc en empruntant le chemin vers Les Bourdons, et les 9 autres guidées par Olivier, se sont dirigées à gauche sur le chemin des Grangettes. 

Les cueilleurs n'ont pas été très gâtés, les hygrophores se confondant avec les feuilles, mais parfois par chance, un coin de mousse plus humide cachait des spécimens plus gros. 

Doucement nous devions tous nous retrouver au bois de Marfay. Les pervenches, les anémones sylvestres, la fleur dit La Grande Pétasite, nous ont accompagnés, bien ouvertes sous le soleil. 

Un groupe arrivé en premier en haut, dénicha 6 hygrophores, mais le sol avait été déjà bien retourné. Le second groupe ne monta pas jusqu'en haut. Le repas étant resté dans les voitures, tout le monde redescendit en fouinant par ci, par là, rajoutant 2 ou 3 champignons dans le panier. 

Depuis deux ans la forêt faisait l'objet d'une coupe importante pour stopper les insectes nuisibles (scolytes). 

Cette année nous avons pu inspecter les lieux plantés par l'ONF de petits arbres en remplacement  des épicéas malades : le chêne pubescent, l'érable champêtre, le cèdre de l'Atlas, ou le pin Salzmann. 

Pour cette première sortie, la balade fut tranquille, tous bien aérés et les jambes un peu fatiguées, un pique-nique attablé a été décrété près de la Chapelle St Roch. 

Retrouvez les photos réalisées durant cette sortie par Georgia, Jean-François, Jean-Luc et Michel dans le nouveau dossier : Printemps2026

dimanche 1 février 2026

Sortie Raquettes à neige le 31 janvier 2026

Afin de parcourir un terrain enneigé à souhait, ne fallait-il pas modifier la date de la balade annuelle en raquettes à neige ? 

Il est vrai que la maîtrise de l'enneigement devient difficile, et souvent en fin février ou mars la neige faisait défaut ces dernières années. C'est ainsi qu'à leur 1ère réunion du 15 janvier, les membres du bureau de la Société Mycologique, avec objectivité, ont décidé de la date du 31 janvier, qui a largement été au top de cette clairvoyance.

Les trois présents se sont éclatés, sur un tapis blanc à souhait, étincelant sous le soleil et le ciel bleu, lunettes solaires obligatoires.

A l'arrivée à AUTRANS en Vercors, la température était négative, à -3°. Au dernier moment le petit groupe a décidé d'utiliser la navette au stade de neige pour monter sur le plateau de Gève, en changeant l'itinéraire prévu. La destination de la Cabane de Nave, fut remplacée par celle des Carteaux, en diminuant le parcours de moitié d'une marche dans la neige fraîche d'une hauteur mesurée entre 70 cm et 1 mètre. 

Doucement, à travers la forêt sur l'itinéraire bis de la cheminée, rejoignant le vallon de Nave, les pas s'enfonçaient et étaient lents, mais permettaient de regarder, et de profiter de ce paysage hivernal blanc sous le ciel bleu azur.  

Les cristaux de glace, fragiles, sur les branches givrées des sapins, figent la nature devenue un immense tableau blanc d'une beauté envahissante, pour nous marcheurs minuscules.

Arrivée à l'heure du déjeuner, la Cabane des Carteaux, disparaissait sous l'épaisseur blanche. Pour entrer il a fallu déneiger, mais le froid et l'obscurité intérieur a repoussé les affamés et envieux de s'assoir au sec, et ils se sont posés à l'extérieur sur un gros rocher, au soleil tout de même.

"Cette ancienne cabane de résistants du Vercors détruite puis reconstruite à l'identique par l'association "la Cabane 44", est située sous le Bec de l’Orient, elle servit de refuge d'été aux maquisards du Vercors : le camp 3, a été créé en mars 1943, occupé par une trentaine d'hommes réfractaires au S.T.O (service du travail obligatoire) de mi-juin 1943 à la dispersion du 23 juillet 1944.  La ruine a été reconstruite d’après les archives, grâce à une équipe de bénévoles de l’association".

Le retour se fit par l'itinéraire dit de la Stèle de l'avion : "Stèle commémorant le crash d'un avion Britannique perdu dans le brouillard et la tempête, qui transportait des armes et munitions pour les résistants du Vercors".

Cette journée extraordinaire l'a été grâce à la nature, si surprenante et capricieuse. Le calme, la beauté des lieux, nous laissent petits dans nos chaussures et sur nos raquettes. Le respect est le maître mot en ces lieux peuplés d'animaux que la forêt abrite.

D'ici le 21 mars, date de la 1ère sortie 2026 à la recherche de champignons, nous vous souhaitons de pouvoir profiter de la marche en raquettes à neige pour une bonne remise en forme.

vendredi 2 janvier 2026

La Société mycologique de Sassenage vous souhaite une Bonne Année 2026

Pour exprimer ce souhait quoi de plus beau que 5 morilles posées sur la paume d'une main, comme chacun de ses doigts.

Le Pouce pour signifier : je suis, nous sommes partants pour une belle année mycologique;

L'Index pour montrer la direction où trouver de belles cueillettes, à commencer par les hygrophores de mars;

Le Majeur, comme pour dire l'importance de revenir le moins possible bredouille, ou la grandeur de l'espoir qui nous anime;

L'annulaire, le mariage des indices que la nature nous offre, comme par exemple : nivéole et hygrophore ou amanite tue-mouche et cèpe de Bordeaux;

L'auriculaire comme témoin de la dose d'humidité indispensable à la pousse des champignons !

Bonne Année 

lundi 22 décembre 2025

La Société mycologique de Sassenage vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année

 

Pour les fêtes de fin d'année 2025, Jean-Luc Bolard a opté pour cette image "Glace sur le Lac", pour transmettre au nom du bureau de la Société mycologique de Sassenage, nos souhaits de bonnes fêtes de fin d'année.