samedi 4 juillet 2026

Mycologie: balade de santé du 4 juillet 2026 au Col de la Croix de Fer


Pour ce premier samedi des vacances d'été, ont pris place pour cette balade de santé: Éric, Jean-Marc, Martine, Mathilde et Michel.

A Barcelone, le Tour de France cycliste a débuté et les amateurs de la petite Reine seront gâtés cette année, dans notre région.

A côté des équipes professionnelles, il y aura des étapes amateurs, en particulier vers la destination où nous nous sommes rendus ce jour.

Sur cette route plutôt étroite de Allemont jusqu'au Col de la Croix de fer, nous aurons eu à doubler plusieurs centaines de cyclistes, avec souvent des groupes portant des maillots spécifiques à certaines équipes. 100 minutes pour parcourir la distance Sassenage- Le Col de la Croix de Fer, ce fut long !

Quelle en est la raison ?

Rendez-vous dimanche 19 juillet 2026 pour L’Étape du Tour de France, les cyclistes amateurs passeront à la descente sur les routes du Col de la Croix de Fer : 170 km, 5400 m de dénivelé positif et 4 ascensions mythiques du Tour de France. Le site pour s'inscrire délivre ce message : "Le parcours de L’Étape du Tour de France 2026 est sans aucun doute le plus difficile de ces dernières années. Il mettra tes jambes et ton mental à l’épreuve sur les légendaires pentes du Col de la Croix de Fer, du Col du Télégraphe, du Col du Galibier et du Col de Sarenne."

Le Tour de France officiel passera ensuite par Saint Sorlin d'Arves le 25 juillet. 

Nous rappelons qu'une traversée d'une partie de Sassenage se déroulera le 23 juillet de Pra-Paris jusqu'au Rond-Point Jean Prévost et ensuite sur la montée de la RD531 direction le Plateau.

Quelle Fraicheur au Col de la Croix de Fer ! 

A peine 14°, mais nous n'avions pas pris de petite laine, il était préférable d'effectuer cette randonnée au soleil, si généreux !

Réaliser le Tour des trois lacs, en grimpant jusqu'aux ruines de Le Truchet, puis redescendre vers le Lac Laitelet, en forme d'As de Pique était la première étape.

Tout du long, l'objectif principal était lié à la découverte de la botanique.

Nous découvrirons les premières joubarbes à toile d'araignée (sempervivum arachnoïd) jusqu'à l’apothéose d'un plan de joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum L.). 

Propriétés de la joubarbe

On utilise les feuilles fraîches écrasées pour soigner les verrues, les cors, les piqûres d’insectes, les petites écorchures.
Appliquer la feuille écrasée, la maintenir quelques heures avec du sparadrap ou un bandage. Répéter le traitement jusqu’à disparition.
La tisane de joubarbe est diurétique et antiseptique : faire infuser 10 à 15g de feuilles par litre. Boire une tasse toutes les 3h. 

Céphalées : écraser la feuille sur une compresse légèrement mouillée et appliquer sur le front. 

Botanique fournie :

Sur les différentes photos que nous avons prises, outre les joubarbes, nous vous donnons à découvrir une multitude d'espèces, en commençant par la seconde découverte, les campanules barbues (Campanula barbata), mais aussi : immortelle; épilobe; serpolet; lotier corniculé;   potentille; églantier; pédiculaire des marais; linégrette; arnica; orchidée vanille; marguerite des alpes; œillet des Alpes; géranium des marais; aster; etc...

A la fin du tour du lac Laitelet, Jean-Marc nous a proposé une surprise: deviner le fruit poussant sur un arbre, en ce moment et qu'il a cueilli ! Après plusieurs propositions, nous avons donné notre langue au chat ! Dans son panier, recouvert d'un torchon, il y avait dessous, plusieurs variétés de figues. Nous nous sommes régalés.

La nourriture réserve parfois des surprises : d'ordinaire, les poissons mangent les amphibiens. Là, sur les bords du lac, nous avons assisté à une scène digne d'un film cannibale: des escadrilles de têtards ont hérité de deux cadavres de poissons et par bandes organisées, chacune à son tour, venait dévorer un peu de cette chair.

Après le Lac Laitelet, nous voici parvenu autour du lac Potron, suivi par le dernier de ces 3 petits lacs, le lac Guichard.

La végétation aquatique attire les libellules, dans des ballets à la recherche du moustique qu'elles gobent.

Sur ce dernier lac, il y avait un petit arbre, nous l'avons surnommé le parasol des 5 pique-niqueurs. 

Jean-Marc, ne pouvait quitter cet endroit, sans soulager les pieds qui n'ont parcouru que 4,7 kilomètres et 186 mètres de dénivelés.

Malgré l'altitude des 2000 mètres, il nous a affirmé que l'eau n'était pas si froide, l'ombre de l'image de ce bain semblait davantage grimaçante !

Les photos de cette sortie complètent le dossier ÉTÉ2026  

samedi 20 juin 2026

Sortie mycologique du 20 juin 2026 à Saint-Martin-En-Vercors


Jeudi 18 juin durant une bonne trentaine de minutes, un orage d'une forte intensité s'est abattu sur Sassenage et sur une partie du Vercors. Quel serait son impact sur le développement fongique ?

Pour le tester, nous nous sommes retrouvés à neuf sur le parking de l'école Vercors avec pour destination l'aire de pique-nique de Saint Martin-en-Vercors.

Ce que nous ignorions totalement, c'est que nous ne serions pas seuls à arpenter une boucle également emprunté en partie pour la 29ème édition  de "Les Drayes du Vercors" comprenant 4 épreuves :

  • La Réa Becquet 12 km et 275m D+ 
  • La Lyrette 22 km et 1 080m D+ 
  • La Vertaco 34 km et 1 590m D+
  • Les Drayes 55 km et 2 210m D+ (le premier a couru cette distance en 5H01mn50")

C'est sur la partie dite "Les Malichères"  dans la partie descente que la cohabitation entre nous et les coureurs hommes et femmes nous obligeait à nous tasser sur les bords afin de ne pas entraver cette épreuve; bravo les championnes et les champions. 

Cette 29ème édition avec sur la dernière partie une température de 30° aura été éprouvante !

En amorçant le premier sentier en direction de la maison dite de l'Emalichère, il était particulièrement agréable de savourer les fraises des bois au gout intense et sucré, puis de découvrir de nouvelles orchidées.

Le poirier de plusieurs centaines d'années, près de la maison porte une multitudes de jeunes petits fruits. 

Sur une mini surface, Martine B a découvert les première girolles, bien petites et sèches, nous pensions que c'était de bonne augure, mais elles faillirent rester uniques, c'est Martine R qui dégotera 2 ou 3 boutons, puis Michel en fin de circuit.

Monique a trouvé l'unique cèpe d'été en bon état, tous les autres étaient majoritairement remplis de larves, deux bolets bai pour Laurent. Le champignon le plus cueilli dans cette sortie sera la russule charbonnière, d'où ce choix de une !

Au détour d'une sente, au dessus de nos têtes, la chouette que nous avons malencontreusement sortie de sa méditation est venue nous frôler. Il est dommageable de ne pas avoir eu le réflexe d’immortaliser la scène. 

Souvent, nous aurons marché en file indienne et la chaleur imposait de boire de l'eau. La fontaine du lieu-dit Le Bard, aura permis de refaire les pleins. 

Rien de tel que des cascades grossies par le Buyeche se déversant sur l'Adouin rejoignant le Vernaison, avec une eau fraiche.

Le parasol apporté par Jean-Pierre et Monique, a facilité notre Pique-nique  sur un équipement table et bancs très récent. 

Les photos de cette sortie agrémentent le dossier ÉTÉ2026 

samedi 13 juin 2026

13 juin 2026, à Pipay, journée paella pour la mycologie Sassenage


Il n'y avait pas de rendez-vous sur le Parking de l'école Vercors pour ces retrouvailles exceptionnelles. 

Chaque sociétaire devait se retrouver à Pipay, directement à la salle à proximité du Restaurant le Farinaud vers 11H45. Du covoiturage fut tout de même organisé, nous pouvons nous en réjouir !

De ce fait, il y a celles et ceux qui ont espéré voir un champignon dans ces bois et il n'y aura qu'un veinard, Éric; d'autres se sont évertués à démarrer la confection de la paella, à installer à l'extérieur de la salle, tables et bancs.

La journée se devait d'être magnifique et elle l'aura été, avec plein de rebondissements ! 

Le premier et qui n'est pas des moindres, deux couples parmi nos sociétaires sont devenus, maman et papa: Angélique et Johann ont donné naissance à  Eléanore, et Natacha et Zohair à Leïla, deux charmantes petites filles. Félicitations aux parents.

La petite Eleanore, présente avec ses parents s'est vue offrir un charmant présent, un coffret cadeau, Sophie la girafe.

Alors que l'apéritif avait démarré, les différents hôtes étaient surpris de voir des poêles vides. La raison était simple: Michel et André, son papa ont préparé les cuissons bien en amont, et chacune et chacun ont pu voir et photographier les différentes étapes de la composition finale.

Comme prévu à 1 heure, une longue file s'est constituée pour savourer cet appétissant plat; chacune et chacun patiemment tenant à être bien servis avec la totalité des ingrédients, fruits de mer, pilon de poulet pour assurer le mariage des saveurs, avant de s'asseoir sur la place choisie, plein soleil ou auprès de l'un des parasols.

Il est vrai qu'à cette altitude, l'écart de température avec la cuvette grenobloise d'environ une dizaine de degrés facilitait l'adaptation au climat.

Johann, nous avait réservé une belle surprise, organiser un karaoké avec une cinquantaine de personnes, après avoir distribué les paroles de 3 chansons populaires anciennes: Ah le petit vin blanc,  étoile des neiges et mon amant de Saint Jean.

Cacophonie, fausses notes et compagnie, ont rythmé cet accompagnement à l'accordéon ! Promis, nous avons tenté de saisir quelques moments en vidéo qui seront mis lorsqu'elle sera réalisée. Peut-être que la pluie viendra perturber la semaine à venir qui s'annonce particulièrement caniculaire, cela aura le mérite de favoriser les pousses mycologiques !

Exceptionnellement, nous avons toutes et tous été privés de café, le restaurant étant privatisé pour un mariage. 

Le reste de l'après midi a été consacré, ici à un jeu de pétanque, là une belote, ailleurs un tarot !

Il ne reste plus qu'à espérer se retrouver bientôt, avec cette fois des cueillettes de champignons, l'avenir nous le dira !

Les photos de cette sortie sont les premières à démarrer le dossier ÉTÉ2026

 

samedi 30 mai 2026

Ce 30 mai 2026, la mycologie Sassenage au plateau de la Molière




Le dôme de chaleur qui s'était installé sur la France va péricliter et les températures devraient revenir aux normes de saison. Ce 30 mai à 8 heures, il faisait déjà 22° à Sassenage, nous sommes montés prendre un bol d'air plus frais sur le Plateau de la Molière.

Les 10 sociétaires parvenus à 1 630 mètres ont savouré l'écart de température. La première halte à la table d'orientation a permis de prendre connaissance de la hauteur des montagnes alentours, avec le Pic à 4086 mètres du Dôme des Écrins. 

Le voile brumeux au loin, n'a pas permis d'entrevoir le Mont Blanc.

En ordre totalement dispersé, chacune ou chacun s'est donné un objectif pour cette sortie atypique. Séance photos ou caméra pour tenter de capter les beautés de ce site grandiose.

Approcher au plus près les marmottes pour saisir des instants de jeux entre elles. 

Leur cris strident  alerte des dangers, et en moins de temps qu'il n'en faut, elles disparaissent dans des terriers.

Admirer la multitude de fleurs, en ayant pleinement connaissance que nous sommes ici dans un espace naturel sensible. Oui, il était possible de cueillir par exemple 15 narcisses, mais nous avons fait le choix de les photographier. 

Leur maintien sur place apportera du baume au cœur à d'autres personnes en balade.

Inlassablement, nous avons prospecté les ronds de sorcières à la recherche de tricholomes de la Saint Georges ou de marasmes des oréades, sans succès.

Finalement, Martine, sur le bord d'un chemin trouva 4 calocybes gambosa plutôt secs, ils seront montrés sur le stand de la Société mycologique lors de la fête de la nature du 31 mai de 11H à 17H, au Parc de l'Ovalie de Sassenage.

Parmi les fleurs rencontrées, outre la narcisse, nous avons admiré les variétés suivantes : gentiane alpine, géranium des près, myosotis, scille à feuilles, potentille dorée, orchis à large feuilles, orchis pourpre, galéopsis orné, serpolet, pédiculaire verticillée, anémone, églantine, sceau de salomon, pissenlit, coucou, troll, ophrys abeille, etc...

L'échange avec  la stagiaire chargée de la veille de la flore et de la faune s'est avéré intéressant et elle appréciera que son travail soit valorisé.

Avant la descente vers la vallée grenobloise, nous avons effectué une halte dans un salon de thé, mais personne n'a choisi de boisson chaude. Olivier a interrogé le groupe sur le mot gléba, en lien avec le monde des champignons.  

" C'est la partie fertile interne, enfermant les basides produisant les spores chez les champignons Gastéromycètes, et dont les tissus sont dissous à maturité, laissant la place à un amas de spores pulvérulent ou gélatineux. Cette masse est entourée par le péridium (deux ou trois couches) qui doit se rompre pour libérer les spores ou utiliser l'aide d'insectes, exemple de la vesse de loup"

Les photos de cette sortie complètent le dossier Printemps 2026.  

 

samedi 23 mai 2026

Sortie mycologique du 23 mai 2026 au Col de Proncel


Ce week-end de Pentecôte coïncide avec le retour des fortes chaleurs ! La semaine dernière les sociétaires présents à Gresse-en-Vercors ont eu froid, très froid et voilà que ce jour, il fait chaud, très chaud.

Les 12 participantes et participants ont quitté Sassenage avec une température de 16° à 8H et en arrivant au Col de Proncel, à une altitude de 1100 mètres, sur la commune de Vassieux-en-Vercors, 80 minutes plus tard, le thermomètre affichait 10°.

Le ciel bleu roi était le signe que le soleil rayonnerait comme une chape, nécessitant de se désaltérer régulièrement.

Sur notre agenda, cette date était mentionnée en sortie botanique et il faut le dire, les fleurs étaient très présentes, dès le début de notre circuit, en même temps qu'une multitude de toiles d'araignées.

Les orchidées représentent des émerveillements de couleur et de formes. 

L'Orchis simia ou orchis singe tire son nom de sa lèvre lobée qui imite la forme générale du corps d'un singe, d’où le choix de mettre cette orchidée en Une de l'article !

Dans les vastes espaces, nous nous sommes mis en quête de découverte de mousserons de la Saint Georges ou de faux mousserons, tout en nous dirigeant vers le moulin de la Mûre. Jean-Marc a fini par trouver un tricholome isolé.

A la recherche d'un point d'eau, nous nous sommes dirigés vers la Fontaine de la Mûre. 

L'approvisionnement en eau a été coupé et un voisin s'est proposé d'offrir de quoi remplir nos gourdes et plus, si affinités !

Historique de cet édifice
En 1953, la mairie de Vassieux sollicita le service des Ponts et Chaussées pour l’exécution de travaux d’adduction d’eau au hameau de la Mure qui se trouvait sans eau, les anciennes canalisations de 1863 n’étant plus fonctionnelles. La fontaine du hameau de la Mure dépourvue d’ornement, se situe à proximité d’habitats afin d’alimenter le hameau. Elle devait vraisemblablement servir d’abreuvoir étant donné son plan longitudinal. 

Après cette halte, nous nous sommes dirigés vers les Moulins du hameau de la Mûre. Ils ont été construits entre la fin du XVII et le début du XVIIIème siècle et auront servis durant une centaine d'années, avant la transformation en bergerie. La Tour principale fut utilisée en juillet 1944 comme nid à mitrailleuse. 

Le site de la commune mentionne le massacre de Vassieux-en-Vercors : 

"Le 21 juillet 1944, l’armée allemande, accompagnée de troupes de la milice française, lança une offensive d’envergure contre les maquisards. Ce jour-là, la plupart des villages du Vercors, dont Vassieux, furent attaqués. 

Les habitants et les résistants se battirent courageusement, mais la supériorité militaire des Allemands et la trahison de certains habitants firent basculer la situation.

Les Allemands exécutèrent plusieurs dizaines de résistants et de civils, tout en incendiant de nombreuses maisons et en détruisant des infrastructures. 

Le village de Vassieux, qui comptait environ 400 habitants avant l’attaque, fut pratiquement rasé. Les habitants survivants furent massacrés ou déportés. Environ 300 résistants furent tués pendant cette offensive. Les Allemands ont même procédé à la destruction de la ville elle-même, la réduisant en cendres. Le massacre du 21 juillet a marqué un point culminant dans la violence de la répression nazie contre la résistance dans le Vercors."

Depuis de nombreuses années, la commune de Vassieux porte, en partenariat avec l’association Vespa, un ambitieux projet de restauration des Moulins de la Mûre, lien pour effectuer un don 

Prochaine étape de notre circuit, le scialet couvert, cette double arche naturelle à proximité de La Mure, dans le Parc naturel régional du Vercors, en Drôme. La plus grande des deux ouvertures mesure 6 mètres de large.

En nous rendant vers ce coin de fraicheur, nous poursuivrons la quête de tricholomes de la Saint Georges et de marasmes des oréades. et voilà qu'ici ou là et parfois simultanément, quelques spécimens de ces 2 champignons viendront tapisser des fonds de panier.

A midi, nous nous sommes dirigés vers l'un des scialets (Gouffre karstique des massifs pré-alpins de Savoie, Drôme et d’Isère).

En recherchant les scialets en lien avec la commune de Vassieux-en-Vercors, sont répertoriés, celui de Michellier, vaste couloir spéléologique, de la Grotte des Baumettes, Neufs, Cèpe, Serre du Duc, Sous la route, des Drayes.  

Sur notre plan à la Mûre, il y a le scialet Couvert, c'est à cet endroit que nous nous sommes rassemblés pour pique-niquer. 

Nos bruits ont sans doute perturbé quelque peu les chauve-souris. Mais ce fût très agréable de disposer d'une climatisation naturelle !

Lors du retour vers les voitures, c'est sans doute l'intensité de la chaleur qui aura provoqué un petit malaise à Lana, d'où l'importance primordiale de disposer d'eau pour se désaltérer. Franchir des combes aura représenté 182 mètres de dénivelé positif et le circuit accompli, 7,2km en moyenne.

Les photos de cette sortie complètent le dossier Printemps 2026.