dimanche 3 mai 2026

Sortie mycologique du 2 mai 2026 à Saint Paul de Varces


7 adhérents de la mycologie se sont retrouvés sur le parking de l’école Vercors. Le printemps est en pleine effervescence. La destination est Saint Paul de Varces, au pied des falaises Vercoriennes. Olivier nous a retrouvés sur la place de l’église de Saint Paul.
Sous ces falaises les torrents qui dévalent doivent se révéler très dangereux lorsque les précipitations se déchaînent.
Dès le départ, nous avons constaté que le gros orage tombé mardi dernier a apporté de l’humidité, dont le mois d’avril a été très avare, mais pour le moment elle reste assez superficielle. 
Espérons que Mai sera pluvieux pour atteindre plus profondément le mycélium, nécessaire à la pousse des champignons.
La mission que s'était donnée le groupe des 8 sociétaires présents était, au lendemain de la journée dite de luttes des travailleuses et travailleurs, de cueillir quelques brins de muguet. 
A peine commençons nous le petit sentier raide - qu’un promeneur descend avec un très gros bouquet de muguet - si gros que les fleurs tombent parterre le long du chemin. 
Mickael ramassera sans avoir a les cueillir un bouquet dont le promeneur lui fera cadeau. Sympa…… 
Nous cheminons et cherchons. Mais l’opulence espérée n’est pas au rendez vous. D’autres ramasseurs sont déjà passés.   

Rappelons : la cueillette doit être raisonnée. Seul le ramassage des tiges en fleur est toléré mais en quantité limitée : "ce que la main peut contenir", soit 10 à 15 tiges par personne. 

Un ramassage trop volumineux peut faire l'objet d'une amende : le code forestier prévoit des sanctions pénales à l'encontre des auteurs de prélèvements abusifs.
Cette balade sera plutôt botanique: muguet, ail des ours en pleine floraison, bugle rampante, carrex , la mélitte à feuille de mélisse et une orchis pourpre de toute beauté, les asperges sauvages que certains pourront déguster. Nous décidons de redescendre, et traversons de grandes prairies alpines à la flore si riche. 
 
Jean Marc détecte un rond de sorcières et dit à Jean-Luc d’aller vérifier si les tricholomes de saint Georges seraient présents.
5 spécimens de Calocybe gambosa immortalisés sur la photo + 4 verreux, maigre, très maigre cueillette !
 
Genèse de Calocybe gambosa : 
Ce champignon était dénommé le trésor du cantonnier, car ces derniers coupaient les talus à la faux et découvraient leur petit trésor. Au XIVème siècle, ce champignon se nommait "mouceron", ce n'est que 2 siècles plus tard, ou le c a été remplacé par 2 s, il est devenu: mousseron! 

La date où il était le plus présent sur les plaines étant vers le 23 avril, il a pris comme second nom, le tricholome de la Saint Georges. 
Pour compléter le tableau, c'est un saprotrophe qui se nourrit de matière organique morte. Sur le plan médicinal, en Chine, il était utilisé pour soigner la rougeole. De plus, il aurait des propriétés hypoglycémiantes et serait capable de faire baisser le taux de sucre dans le sang. 
 
D’autres en profiteront pour faire des bouquets de fleurs sauvages, marguerite, sainfoin, cityse etc…….

La plante, le sceau de Salomon possède des clochettes élégantes et il est connu comme remède de grand-mère qui aide à renforcer le système immunitaire, à améliorer la digestion et réduire la fatigue. Autre qualité de ce sceau de Salomon, son utilisation pour le traitement des troubles: de la vessie, de la prostate et menstruels.

La partie pique-nique aura pour point d'orgue, la route montant au Peuil. Le groupe fera une grimpette, sans trouver plus de muguet !
Cette occasion permettra  de faire une observation botanique plutôt rare. Une station de Limodore à feuilles avortées de la famille des orchidées. En France, plus de 150 espèces d’orchidées sauvages sont recensées (*) 
 
(*) Dans la forêt, la plupart des arbres vivent en symbiose avec des champignons. Ceux-ci fournissent des sels minéraux qu'ils captent avec leurs longs filaments aux arbres en échange de sucre. 
Cette alliance est connue sous le nom de mycorhize. Le limodore parasite cette alliance en plantant ses longues racines dans le réseau de champignons, en général des russules. Il pompe alors tous les sucres que le champignon reçoit de l'arbre. Ce mode de vie a aussi été adopté par la néottie nid-d'oiseau, une autre orchidée dépourvue de chlorophylle.  

Cet article a été écrit à 2 plumes par Jean-Luc, présent et Michel sur l'unique base des photos reçues, merci à Georgia, Joëlle, Philippe et Jean-Luc. Les images sont rajoutées au dossier : Printemps2026  

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bravo à vous Tous !
Vous êtes merveilleux !!
Au plaisir de revenir avec Vous !!
Bisous 💋 bisous