Les 23 participants à cette sortie sont partis fredonnant " gare aux morilles", la plupart y croyait: nous avions connu de chaudes journées et quelques pluies le jeudi et vendredi, le moral était là !
De la montée, il n'en manque pas. Du chemin de la Poya pour franchir le canyon dit " du coup de sabre" ; curiosité géologique qui d'après un habitant du secteur doit son nom au fait que vue du ciel cette voie semble avoir été découpée au sabre !
Il y a deux ans, vers chaque emplacement comprenant des chatons de frênes, nous avions trouvé des morilles, des morillons ou des pézizes, mais aujourd'hui, rien !
Qu'à cela ne tienne, nous avons cueilli des asperges sauvages, en fait, il s'agit de jeunes pousses de tamier qui se consomment comme des asperges. Le surnom de ces jeunes pousses est: "herbe aux femmes battues", dû aux
propriétés anti-ecchymotiques (contre les ecchymoses) et analgésiques
(contre la douleur) de sa racine noire. D'ailleurs en anglais, la plante
se nomme blackeye root, racine d'œil au beurre noir !

Et pour calmer la toux, nous avons cueilli la pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis).
La
pulmonaire par son mucilage, son tanin et ses saponines est émolliente,
expectorante, astringente et diurétique. Elle a été utilisée depuis
l'antiquité pour traiter les maladies des voies respiratoires.
Notre oeil a également été attiré par toutes sortes de plantes, comme les pervenches (la Vinca major et la vinca minor), ou bien l'Arum italicum ou gouet d'italie.
Fort heureusement, Robin aura trouvé une dizaine de mousserons de Saint Georges (Calocybe gambosa). Finalement, il y aura eu, un tout petit peu de champignons, mais que la ballade fut agréable !
A notre retour aux voitures, Odette nous a réservé la surprise de fêter ensemble, son anniversaire. Nous lui souhaitons de longues, très longues années au sein de notre société.
Pour le week-end des 5 et 6 juin, nous recherchons une solution de repli dans les Hautes Alpes compte tenu du blocage de la route de Briançon, suite à la fermeture du tunnel du Chambon pour au moins 8 semaines. De ce fait, notre sortie à l'hôtel "Le Faranchin" est compromise.