Officiellement, le printemps a démarré ce vendredi 20 mars 2026, à 15h45 précises. En donnant rendez-vous à ses sociétaires à 7H45, cette sortie s'est bien faite, au cours de la première journée printanière.
Nous nous sommes retrouvés à 18, en direction de Miribel Les Échelles.
En mars, fleurissent, jonquilles, primevères, nivéoles,
forsythias (mimosa de Paris). La nature nous parle, elle nous envoie des
messages, encore faut-il en déterminer les subtilités. Regarder, autour de nous
cette évolution printanière est un spectacle ravigotant et informateur.
Cette
année les pluies nombreuses ont réveillé le monde végétal assez tôt en plaine
et mi-hauteur, avec une neige abondante en montagne.
En voiture, près de l’arrivée, l’enthousiasme monte encore
d’un cran. La première sortie de l’année a de quoi motiver les esprits, la
recherche de l’hygrophore de mars mérite une préparation à l’ambiance qui sera
décisive sur le terrain.
Sur le parking au départ, déjà, Jean-Marc expliqua notre
destination, et surtout ce que nous allons rechercher. Pour Laurent, les
yeux s’écarquillèrent, les oreilles bien ouvertes, à l’écoute.
Pour les anciens, les abords de la route, l’évolution de la
nature après l’hiver et la neige, en disait déjà long. L’éclosion des plantes
et des fleurs étaient d’une grande complicité et indication. Les primevères de printemps, étaient bien là tapissant les prés et pouvant prédire une présence effective du marsilius
(hygrophorus marzuoluzs).
Vite, je veux être sur place, je veux te redécouvrir, en
pensant à ton goût doux, à ta chair ferme, apprendre à te connaître toi que
l’on dit invisible.
Il a
plu le 10 mars, oui, tu as besoin de pluie, le sol sèche vite. Mais voilà, entre les grosses pluies de février, le
soleil est venu assécher le terrain.
Deux groupes ont été formés à l'arrivée vers le camping. 9 personnes ont suivis Jean Marc en empruntant le chemin vers Les Bourdons, et les 9 autres guidées par Olivier, se sont dirigées à gauche sur le chemin des Grangettes.
Les cueilleurs n'ont pas été très gâtés, les hygrophores se confondant avec les feuilles, mais parfois par chance, un coin de mousse plus humide cachait des spécimens plus gros.
Doucement nous devions tous nous retrouver au bois de Marfay. Les pervenches, les anémones sylvestres, la fleur dit La Grande Pétasite, nous ont accompagnées, bien ouvertes sous le soleil.
Un groupe arrivé en premier en haut, dénicha 6 hygrophores, mais le sol avait été déjà bien retourné. Le second groupe ne monta pas jusqu'en haut. Le repas étant resté dans les voitures, tout le monde redescendit en fouinant par ci, par là, rajoutant 2 ou 3 champignons dans le panier.
Depuis deux ans la forêt faisait l'objet d'une coupe importante pour stopper les insectes nuisibles (scolytes).
Cette année nous avons pu inspecter les lieux plantés par l'ONF de petits arbres en remplacement des épicéas : le chêne pubescent, l'érable champêtre, le cèdre de l'Atlas, ou le pin Salzmann.
Pour cette première sortie, la balade fut tranquille, bien aéré et les jambes un peu fatiguées, un pique-nique attablé a été décrété près de la Chapelle St Roch.
Retrouvez les photos réalisées durant cette sortie par Georgia, Jean-François, Jean-Luc et Michel dans le nouveau dossier : Printemps2026
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire