samedi 19 août 2023

Randonnée du 19 août 2023 à la Sure


L'Isère a été le quatrième département placé en vigilance orange canicule depuis 8 jours. Cette sortie a été imaginée à partir d'un plan double.

Tenter de trouver des champignons sur un secteur où le niveau de pluviométrie est sensé être le plus conséquent et dans la négative changer de type de sortie, avec le moins de perte de temps possible.

Tel était le choix des 2 hypothèses présentées par Michel, avant le départ du Parking de l'école Vercors. Les 9 sociétaires présents ont acquiescé et voilà notre petit groupe en route pour le Col de la Charmette afin de prospecter sur les parties de la Gerne et des Plats.

Après 15 minutes de recherche, en dehors de quelques framboises, les rares champignons présents étaient secs sur pied, du coup rassemblement et application du plan B.

Reprendre les voitures et se diriger vers le Chalet de la Charmette pour effectuer l'ascension jusqu'au Col de la Sure, éventuellement la Grande Sure, mais à ce niveau le dénivelé positif à franchir était de 700 mètres.

Le Pas de l'âne de ce tronçon porte bien son nom, il faut être têtu pour affronter les caillasses présentes sur ce raidillon. Savourer une framboise par ci, une par là, vous aide à mieux accepter la grimpette.

Les 9 adhérent·e·s n'ont pas la même forme physique et le rythme s'est opéré en tenant compte de la situation.

Tout au long de ces premiers 450 mètres de dénivelé, la nature nous offrait ses présents, après les framboises, les fraises et des plantes ressemblant à des groseilles, leurs noms, les ronces des rochers (Rubus saxatilis). Les drupes peuvent être consommées naturelles ou cuisinées. Elles sont un peu acides mais tout de même agréables au palais. On peut en faire des compotes des jus ou des sirops.

Les parterres de fleurs, chardons, parnacies des marais, gentianes champêtres, etc... éblouissent cette avancée vers un panorama superbe.

Parvenus au Col de la Vache, Patrick s'est rendu compte qu'il avait égaré sa casquette, Johann a bien tenté de redescendre sur une partie de la boucle, sans retrouver ce couvre-chef, pourtant indispensable pour la partie du plateau de la Sure sous le soleil de plomb de cette journée. 

Les vaches sont présentes dans cette grande prairie et aussi surprenant que cela puisse paraître lorsqu'il fait chaud, elle se mettent côte à côte pour trouver la fraicheur.

Avant de nous lancer à la découverte de la vulnéraire, nous avons élu domicile sous un arbre pour la séquence pique-nique, avec bien évidemment quelques volontaires pour garder les sacs à dos.

La vulnéraire se cueille, au plus fort de l’été, dans les creux des lapiaz, des fissures calcaires, ou dans les flancs des falaises escarpées qui caractérisent le relief local. Une partie du groupe s'est mise à la recherche de cette plante.

Le terme de vulnéraire désigne généralement une plante qui aide à guérir blessures et traumatismes. La vulnéraire des Chartreux est l’une d’elles : elle est depuis fort longtemps recherchée pour son arôme qui parfume plusieurs liqueurs, et parce qu’on la dit capable de soigner de nombreux maux.

Dans les temps ancien cette "venerella" dans le patois local, on l’offrait volontiers aux invités. Elle est surtout le premier recours, non pas en cas de blessure mais de coup de froid ! Et les coups de froid sont une préoccupation majeure des montagnards qui habitent ce massif préalpin calcaire sur les sommets duquel la plante a élu domicile.

A 12H20, nous nous sommes regroupés pour casser la croûte, le petit vent frais a parfois donné quelques frissons, petite sieste ou pas, quelques uns d'entre nous sont retournés compléter leurs cueillettes, il faut dire qu'un nombre important de ces fleurs de la famille du millepertuis ont dépéri suite à ces grosses chaleurs.

A minima, il y aura suffisamment de brins dans chaque famille pour réaliser un ou deux litres de ce précieux breuvage.

Pour revenir aux voitures, nous avons fait le choix de la boucle par le Goulet d'Hurtières, Patrick et Alain sont devenus nos guides dans ce paysage aux allures sauvages, où nous n'avons croisé que 3 personnes. 

Quand des conifères se retrouvent grillés sur place, nous pouvons nous interroger sur les effets climatiques.

Au final, une très grande satisfaction pour cette marche de 10 kilomètres sur un dénivelé positif de 560 mètres, digne d'une sortie montagne et le contraste des températures entre les 25° au départ du parking et 37° à l'arrivée à Sassenage vers 17H30.

Les photos non présentes sur ce billet figurent dans l'album juillet-août2023 

 


Aucun commentaire: