samedi 21 mars 2026

2026: la société mycologique de Sassenage, démarre ses sorties de printemps


Officiellement, le printemps a démarré ce vendredi 20 mars 2026, à 15h45 précises. En donnant rendez-vous à ses sociétaires à 7H45, cette sortie s'est bien faite, au cours de la première journée printanière.

Nous nous sommes retrouvés à 18, en direction de Miribel Les Échelles.

En mars, fleurissent, jonquilles, primevères, nivéoles, forsythias (mimosa de Paris). La nature nous parle, elle nous envoie des messages, encore faut-il en déterminer les subtilités. Regarder, autour de nous cette évolution printanière est un spectacle ravigotant et informateur.
Cette année les pluies nombreuses ont réveillé le monde végétal assez tôt en plaine et mi-hauteur, avec une neige abondante en montagne. 

En voiture, près de l’arrivée, l’enthousiasme monte encore d’un cran. La première sortie de l’année a de quoi motiver les esprits, la recherche de l’hygrophore de mars mérite une préparation à l’ambiance qui sera décisive sur le terrain.

Sur le parking au départ, déjà, Jean-Marc expliqua notre destination, et surtout ce que nous allons rechercher. Pour Laurent, les yeux s’écarquillèrent, les oreilles bien ouvertes, à l’écoute.

Pour les anciens, les abords de la route, l’évolution de la nature après l’hiver et la neige, en disait déjà long. L’éclosion des plantes et des fleurs étaient d’une grande complicité et indication. Les primevères de printemps, étaient bien là tapissant les prés et pouvant prédire une présence effective du marsilius (hygrophorus marzuoluzs).

Vite, je veux être sur place, je veux te redécouvrir, en pensant à ton goût doux, à ta chair ferme, apprendre à te connaître toi que l’on dit invisible.

Il a plu le 10 mars, oui, tu as besoin de pluie, le sol sèche vite. Mais voilà, entre les grosses pluies de février, le soleil est venu assécher le terrain.

Deux groupes ont été formés à l'arrivée vers le camping. 9 personnes ont suivi Jean Marc en empruntant le chemin vers Les Bourdons, et les 9 autres guidées par Olivier, se sont dirigées à gauche sur le chemin des Grangettes. 

Les cueilleurs n'ont pas été très gâtés, les hygrophores se confondant avec les feuilles, mais parfois par chance, un coin de mousse plus humide cachait des spécimens plus gros. 

Doucement nous devions tous nous retrouver au bois de Marfay. Les pervenches, les anémones sylvestres, la fleur dit La Grande Pétasite, nous ont accompagnés, bien ouvertes sous le soleil. 

Un groupe arrivé en premier en haut, dénicha 6 hygrophores, mais le sol avait été déjà bien retourné. Le second groupe ne monta pas jusqu'en haut. Le repas étant resté dans les voitures, tout le monde redescendit en fouinant par ci, par là, rajoutant 2 ou 3 champignons dans le panier. 

Depuis deux ans la forêt faisait l'objet d'une coupe importante pour stopper les insectes nuisibles (scolytes). 

Cette année nous avons pu inspecter les lieux plantés par l'ONF de petits arbres en remplacement  des épicéas malades : le chêne pubescent, l'érable champêtre, le cèdre de l'Atlas, ou le pin Salzmann. 

Pour cette première sortie, la balade fut tranquille, tous bien aérés et les jambes un peu fatiguées, un pique-nique attablé a été décrété près de la Chapelle St Roch. 

Retrouvez les photos réalisées durant cette sortie par Georgia, Jean-François, Jean-Luc et Michel dans le nouveau dossier : Printemps2026

dimanche 1 février 2026

Sortie Raquettes à neige le 31 janvier 2026

Afin de parcourir un terrain enneigé à souhait, ne fallait-il pas modifier la date de la balade annuelle en raquettes à neige ? 

Il est vrai que la maîtrise de l'enneigement devient difficile, et souvent en fin février ou mars la neige faisait défaut ces dernières années. C'est ainsi qu'à leur 1ère réunion du 15 janvier, les membres du bureau de la Société Mycologique, avec objectivité, ont décidé de la date du 31 janvier, qui a largement été au top de cette clairvoyance.

Les trois présents se sont éclatés, sur un tapis blanc à souhait, étincelant sous le soleil et le ciel bleu, lunettes solaires obligatoires.

A l'arrivée à AUTRANS en Vercors, la température était négative, à -3°. Au dernier moment le petit groupe a décidé d'utiliser la navette au stade de neige pour monter sur le plateau de Gève, en changeant l'itinéraire prévu. La destination de la Cabane de Nave, fut remplacée par celle des Carteaux, en diminuant le parcours de moitié d'une marche dans la neige fraîche d'une hauteur mesurée entre 70 cm et 1 mètre. 

Doucement, à travers la forêt sur l'itinéraire bis de la cheminée, rejoignant le vallon de Nave, les pas s'enfonçaient et étaient lents, mais permettaient de regarder, et de profiter de ce paysage hivernal blanc sous le ciel bleu azur.  

Les cristaux de glace, fragiles, sur les branches givrées des sapins, figent la nature devenue un immense tableau blanc d'une beauté envahissante, pour nous marcheurs minuscules.

Arrivée à l'heure du déjeuner, la Cabane des Carteaux, disparaissait sous l'épaisseur blanche. Pour entrer il a fallu déneiger, mais le froid et l'obscurité intérieur a repoussé les affamés et envieux de s'assoir au sec, et ils se sont posés à l'extérieur sur un gros rocher, au soleil tout de même.

"Cette ancienne cabane de résistants du Vercors détruite puis reconstruite à l'identique par l'association "la Cabane 44", est située sous le Bec de l’Orient, elle servit de refuge d'été aux maquisards du Vercors : le camp 3, a été créé en mars 1943, occupé par une trentaine d'hommes réfractaires au S.T.O (service du travail obligatoire) de mi-juin 1943 à la dispersion du 23 juillet 1944.  La ruine a été reconstruite d’après les archives, grâce à une équipe de bénévoles de l’association".

Le retour se fit par l'itinéraire dit de la Stèle de l'avion : "Stèle commémorant le crash d'un avion Britannique perdu dans le brouillard et la tempête, qui transportait des armes et munitions pour les résistants du Vercors".

Cette journée extraordinaire l'a été grâce à la nature, si surprenante et capricieuse. Le calme, la beauté des lieux, nous laissent petits dans nos chaussures et sur nos raquettes. Le respect est le maître mot en ces lieux peuplés d'animaux que la forêt abrite.

D'ici le 21 mars, date de la 1ère sortie 2026 à la recherche de champignons, nous vous souhaitons de pouvoir profiter de la marche en raquettes à neige pour une bonne remise en forme.

vendredi 2 janvier 2026

La Société mycologique de Sassenage vous souhaite une Bonne Année 2026

Pour exprimer ce souhait quoi de plus beau que 5 morilles posées sur la paume d'une main, comme chacun de ses doigts.

Le Pouce pour signifier : je suis, nous sommes partants pour une belle année mycologique;

L'Index pour montrer la direction où trouver de belles cueillettes, à commencer par les hygrophores de mars;

Le Majeur, comme pour dire l'importance de revenir le moins possible bredouille, ou la grandeur de l'espoir qui nous anime;

L'annulaire, le mariage des indices que la nature nous offre, comme par exemple : nivéole et hygrophore ou amanite tue-mouche et cèpe de Bordeaux;

L'auriculaire comme témoin de la dose d'humidité indispensable à la pousse des champignons !

Bonne Année